XXXIX. CLÉRICALISME
agissent pour lui, uniquement en son nora, jamais en leur nom personnel, Jésus-Christ ne se contente pas de resler au ciel, en se déchargeant de ses fonctions sacerdotales sur la terre. D'autre part, c'eût été un miracle peu approprié à notre état présent qu'il fut venu luimême visiblement sur la terre administrer les Sacrements. Qaa-t-il donc fait? Par un acte de sa Providence entièrement adapté aux conditions humaines, il fait ce que font communément parmi les hommes les chefs et les principaux organisateurs, qui ne peuvent être partout : il envoie ses agents ; et leur action est son action.
Tel est l'acte sacramentel de chaque prêtre catholique : c'est celui de Jésus- Christ lui-même. En pensant à cela, quiconque croit en Jésus-Christ doit avoir en horreur le mot « cléricalisme ♦, qui se rapproche du blasphème. Sans doute, les prêtres sont hommes; et, comme hommes, ils font autre chose qu'administrer les Sacrements ou gouverner et enseigner l'Eglise; ces choses ont été quelquefois mauvaises ou peu opportunes, ou tout à fait opposées à leur vocation sacrée. Mais en faisant ainsi, ils n'ont pas agi comme prêtres, et pour leurs mauvaises actions il faudrait trouver un autre nom que celui de « cléricalisme *. Rappelons-nous cette idée, exprimée en langage loyal et
clair : « L'anticléricalisme n'est que rantichrislianisnie ».