LV. LE S'-E. DONNÉ A l'ÉGLTSE
lance gardée de siècle en siècle jusqu'au second avènement du Seigneur.
De même, le Saint-Esprit m'est donné au Baptême, à la Confirmation, à cha((ue accroissement de grâce sanctifiante, — que cette grâce me soit communiquée par les Sacrements ou en dehors des Sacrements. — Le travail du Saint-Esprit dans mon Ame est de me faire accomplir tout ce que Dieu me demande, afin que je ne sois pas comme ce figuier maudit de Notre-Seigneur, parce qu'il n'avait que des feuilles et pas de fruits. Saint Erançois de Sales dit que le démon ne s'inquiète pas de nous voir former de beaux plans de piété, pourvu que nous n'en mettions aucun à exécution.
Le Curé d'Ars avait coutume de dire à ses paroissiens : « Le Saint-Esprit est comme un homme ayant un cheval et une bonne voiture, et qui offre de vous mener à Paris. Vous n'avez qu'à dire oui et à monter. Il n'est pas bien difficile de dire oui. Eh bien 1 le Saint-Esprit veut nous conduire au ciel. Il nous suffit de dire oui et de le laisser nous conduire. »
En d'autres termes, la chose requise pour mon salut est une bonne volonté entière et confiante pour me rendre docile au Saint-Esprit, <( qui est en moi, que Je tiens de Dieu »,i et, jour par jour,
(l) I Corinth., vi. 19.
jusqu'à celui de ma mort, il me fera
(.( marcher dans l'innocence et pratiquer la Justice »^
Le démon cherchant un complice.
Dans l'un des transepts de la grande cathédrale qui domine la ville de Lincoln, en Angleterre, il y a une statue désignée sous le nom du « démon qui regarde Lincoln ». Le démon est représenté cherchant et examinant où il pourra commettre quelque méfait. Or, il ne peut pas nous faire grand mal s'il ne trouve un allié chez l'homme; il est aux aguets pour découvrir un complice.
« On demande un homme ou un enfant POUR FAIRE l'œuvre uu DÉMON )). Personne d'entre nous ne voudrait répondre à cette annonce : la terreur seule nous retiendrait. Satan ne réussirait pas s'il présentait ses affaires clairement, ou s'il apparaissait sous la forme hideuse, qui lui convient. Il a besoin d'un complice faisant aveuglément son œuvre, ne s'informant point pour qui il travaille. Comme les autres coquins, il évite les engagements écrits; mais, s'il devait écrire ses conditions, il pourrait le faire par une lettre rédigée dans les termes suivants :
(1) Psal. XIV. 2.