‹ Vous etes a Jesus-ChristChapitre 98 sur 155 · LVI. LE DÉMON CHERCHANT UN COMP · texte numérisé non relu

LVI. LE DÉMON CHERCHANT UN COMP

« Mon cher enfant, vous devez me livrer votre âme et faire mon œuvre parmi vos compagnons. En retour, je vous promets beaucoup de plaisir et de satisfactions, et cela pour longtemps.

Pour combien de temps? Ne cherchez pas à le savoir, cela ne doit pas vous préoccuper; moins vous y penserez, plus sûrement cela viendra. A la fin, vous serez à moi ; et mieux vous aurez fait mes affaires, plus intimement vous me trouvei ez.

» Vôtre pour jamais.

» Satan. »

Une pareille lettre ne sera jamais écrite. Cependant, le fait demeure : il est des enfants qui font l'œuvre du diable parmi leurs compagnons, les sollicitant au mal, leur apprenant à pécher, et leur faisant perdre l'innocence, qu'ils auraient gardée s'ils n'avaient rencontré le tentateur humain. Quand Périclès, le plus célèbre des politiques athéniens, fut sur le point de mourir, un admirateur lui rappelait ses exploits. « Vous oubliez, dit le moribond, ce qui m'est le plus glorieux. — Et quoi? — Je n'ai jamais fait prendre le deuil à un citoyen d'Athènes ». Il n'avait jamais poursuivi un de ses compatriotes d'une accusation capitale. Je dois m'accuser moi-même grandement, et implorer beaucoup la miséricorde de Dieu; mais il est une

chose que je ne ferai pas : je ne conduirai jamais traîtreusement 1 innocent au péclié ; je ne commettrai jamais le meurtre d'une àme; je ne contristerai point le Saint-Esprit et ne ferai jamais pleurer les anges de Dieu en enlevant le diadème de la grâce sanctiliante de l'àme de mon prochain.

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