‹ Voyage à Buénos-Ayres et à Porto-AlègreChapitre 14 sur 26 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

des événemens survenus à Buénos- Ayres , depuis sa fondatios jusqu'en 1855.

io55 (2 février. ) — Première fondation de Buenos- Ayres par don Pedro de Mendoza ' .

* Tandis que Mendoza envahissait le territoire des Pampas et des Guaranis, Almago, parti de Cusco avec 570 Européens et 15,000 Péruviens, envahissait le pays de Charcas, auquel les mines du Potosi donnèrent depuis un si grand éclat, ainsi que le Chili. — Rnynal , Hist. ph. des Deux-hides,

1556. — K Assomption est fondée par Juan de Ayolas, lieutenant de Mendoza , sur la rive gauelie du Paraguay. Elle fut la capitale de l'empire espagnol dans ces contrées^, jusqu'à ce qu'on établit , en i 620 , un autre gouvernement et un autre évêché à Buénos-Ayres.

4559. — Buénos-Ayres est détruite par les Indiens Pampas ou Querandis.

4580. — Juan Garay se transporte du Paraguay à l'ancien emplacement de Buénos-Ayres et il fonde de nouveau cette ville sur les ruines même , en y établissant soixante espagnols , le jour de la Trinité. — Peu après, Garay Rit tué par les Indiens Minuanes.

1618. — (8 septembre . ) — La cour d'Espagne accorde aux habitans des bords de la Plata la permission d'expédier deux nai^ires par an , dont chacun ne doit pas excéder le port de cent tonneaux.

1620. — On érige un gouvernement et un évêché à Buénos-Ayres, indépendans de ceux du Paraguay.

1 776, ^ — On établit à Buénos-Ayres un vice-roi

et une audience royale ; composée d\ui régent , de cinq auditeurs et de deux commissaires du gouvernement, plus un tribunal inquisition. Les provinces du Haut-Pérou ( aujourd'hui Bolivia) et le Paraguay, font partie de la vice-royauté. Depuis 1620 jusqu'en 1776, Buénos-Ayres eut trente gouverneurs particuliers.

1806 (29 juin. ) — Les Anglais, au nombre de dix-huit cents hommes , commandés par le général Berresford, s'emparent de Buénos-Ayres par surprise.

— (12 août.) —Lini ers, général français au service de FEspagne , aidé de quelques volontaires orientalistes, se met à la tête du peuple de Buénos-Ayres et fait prisonnier Berresford et sa troupe.

1807 (5 juillet.) — Les Anglais, au nombre de douze mille hommes font une nouvelle tentative sous les ordres du général Whitelock , laquelle échoue complètement. Ils sont forcés de capituler et d'évacuer le territoire de Buénos- Ayres, ainsi que celui de Montévidéo après avoir perdu leurs plus braves soldats.

1808 (août.) — La nouvelle de l'abdication de

Charles IV, én faveur de son fils, arrive à Buenos-Ayres et produit une grande sensation.

— (45 août.) — Un envoyé de Napoléon se présente avec des dépêches du nouveau gouvernement d'Espagne ; il est forcé de se rembarquer sur-le-champ par ordre du vice-roi Liniers.

— (21 août.) — On jm^e fidélité à Ferdinand VII; mais bientôt après divers mouvemens ont lieu en faveur de l'établissement des Juntes; à l'instar de celles de Séville.

1809. — La Junte centrale de Séville dépose Liniers , et le remplace par Cisnéros.

1810 (19 mai.) — Cisnéros apprenant que toute l'Espagne est occupée par l'armée Française, perd la tête , et propose un fantôme de représentation nationale .

1 Liniers , dont la bravoure a si puissamment contr ibué à repousser l'invasion des Anglais a été payé d'ingratitude , comme tant d'autres qui ont prodigué leur sang pour la défense de ce pays j il est mort assassiné ! . . . Sa valeur et ses talens portaient ombrage aux chefs de parti ; ils résolurent lâchement de le faire poignarder. Sa mort et les circonstances qui l'accompagnèrent, sont un des plus beaux sujets de tragédie ou de drame que l'on puisse choisir.

— (25 mai. ) — Premier élan donné par Buénos - Ayres , en faveur de l'indépendance Américaine. Le Calhido (conseil municipal) convoque l'assemblée générale des citoyens de la ville ; le vice-roi est déposé et remplacé par une junta de neuf personnes , toutes créoles. Depuis 1776 jusqu'en 1810, Buénos-Ayres eut treize vice-rois.

— (Octobre.) — La Junte de Buénos-Ayres envoie le général Belgrano avec lui millier d'hommes pour déposer le gouverneur du Paraguay, dépendant de la vice-royauté. Belgrano est battu et forcé d'évacuer.

— (24 octobre.) — Victoire de Cotagajta remportée par le général patriote Antonio Balcarcé sur les Espagnols.

— (7 novembre.) — -Action de Tupiza^ gagnée par le général Balcarcé sur les royalistes.

1811 (14 mai.) — Les créoles du Paraguay goûtent les principes d'indépendance qu'on répand parmi eux; ils déposent leur gouverneur et s'affranchissent de la domination espagnole , sans faire néanmoins, cause commime avec les provinceS'Unies du Rio de la Plata.

1812 (24 septembre.) — Victoire du Tvicuman, remportée par le général Belgraiio, sur les royalistes.

1815 (20 février.) Victoire de Salta, remportée par le général Belgrano sur les royalistes.

1814 (25 juin.) — Le général Don Carlos Alvear occupe Monté vidéo avec les troupes de la république.

1816 (9 juillet.) — Le congrès , réuni au Tu. cunian , proclame l'indépendance des provinces du Rio de la Plata.

1817 (l*^"" février.)— Victoire de Chacabuco, remportée par le général Argentin San-Martin, sur les Espagnols, au Chili. — Ce général avait déjà gagné la bataille de San-Lorenzo.

— (5 mai.) — Action de Penco , gagnée par les patriotes commandés par le général 0 Higgins.

— (6 décembre.) — Talcaliuano est pris d'assaut par le général patriote Grégorio de Las- Heras.

1818(6 avril. ) - — Victoire de Maipîi rempor-

tée par le général Saii-Martin, sur les Espagnols.

1820. — AnarcMe complète dans les Provinces- Unies , causée en partie par le projet de la cour de France de faire couronner le prince de Lucques et de lui donner ce gouvernement.

1821 (19 juillet. ) — Prise de Lima par le général Argentin San-Martin.

— (Juillet.) — Organisation d'un pouvoir administratif provincial. — On établit les bases du système représentatif républicain. Le système de Y Union prévaut ; on s'occupe de former un congrès général dont le siège doit être à Buénos- Ayres.

1821. — Le gouvernement de Buénos-Ayres déclare solennellement qu'il n'accueillera aucune communication diplomatique ou commerciale de la part d'un négociateur qui se présenterait à main armée , ou sans les formalités voulues par le droit des gens.

1825 (décembre.) — Les Etats-Unis de Nord- Amérique reconnaissent l'indépendance de la

république Argentine; un ministre plénipotentiaire envoyé par eux à Buénos-Ayres, est accueilli avec la plus grande satisfaction.

1824 (9 décembre.) — Bataille d'Ayacucho gagnée par le général péruvien Sucre.

— Installation du congrès national à Buénos- Ayres.

1825 (août.) — Bataille de Junin, gagnée par le général colombien Bolivar , laquelle décide du sort de l'Amérique.

— Le Haut-Pérou se sépare des provinces du Rio de la Plata pour former un état indépendant, sous le nom de République de Bolimr, modifié depuis par celui de Bolivia.

1825 (2 février.) —Un traité d'amitié, de commerce et de navigation est conclu entre la république Argentine et l'Angleterre, qui reconnaît rindépendance de cet état.

— (2 octobre. ) — Le congrès national des provinces du Rio de la Plata déclare solennellement et décrète que ce le droit qui appartient à tout

homme d'adorer Dieu , suwant sa conscience, est inviolable sur le territoire de la république, »

— (Décembre. ) — L'empereur du Brésil , Don Pedro l^'^, déclare la guerre à la république Argentine .

1826 (28 janvier. ) — Le gouvernement national , en vertu d'une loi du congrès , établit la banque nationale des Provinces-Unies du Rio-dela-Plata.

— (8 février.) — Le citoyen Bernardin Rivadavia est nommé président de la république par le congrès national.

— (il juillet.) — Combat naval, livré par l'amiral Brown, avec des forces très-inférievires, à la flotte impériale, en rade de Buénos-Ayres.

1827 (20 février.) — Victoire d'ItuzaingOj remportée par le général iVlvear sur les Brésiliens.

— (7 juillet. ) — Le vertueux Rivadavia donne sa démission, et s'exile volontairement, — Le congrès national est dissous. — Le système fédéral prévaut.

1828 (27 août.) On signe à Rio-Janeiro les

préliminaires de paix entre la victorieuse république Argentine et le Brésil.

— (4 octobre.) — Le traité préliminaire de paix, entre la république et le Brésil, est ratifié à Montévidéo.

— (1er décembre.) — Révolution du colonel Juan Lavallé , à Buénos- Ayres , en faveur du système unitaire.

1829. — Lavallé fait une convention lionorable pour lui et son parti. — Les fédéraux manquent au traité. — Lavallé s'expatrie avec ses gens. — Anarchie dans la république. — Le général Rosas , chef de la campagne , est nommé gouverneur de Buénos-iVyres.

4850 — Guerre civile dans toutes les provinces. — Buénos- Ayres , Santa-Fé, Entre-Rios et Corrientes se liguent pour la défense du système fédéral; les dix autres provinces pour le système unitaire. — On accorde des facultés extraordinaires à Rosas ^

1 Ce fut à cette époque que ce chef ambitieux chargea un liabile écrivain étranger ( un gringo) de faire sa biographie avec celle de Quu'Oga et de Lopez, de Santa-Fé, dans l'unique but de les envoyer, par Tentremise des consuls ou chargés d'affaires, aux divers gouvernemens étrangers. On se doute bien quel cas les raonaïques en ont fait? ^ ■ •

1851. — Le général Paz , commandant en chef l'armée nationale , réunie à Cordova, est fait prisonnier dans une recoiinaissance . — L'armée, démoralisée , affaiblie par la désertion , se retire au Tucuman, sous les ordres du colonel Laniadrid.

— Le général Quiroga l'attaque, — Les chefs militaires entrent en mésintelligence. — Quiroga triomphe et, avec lui, le parti de la fédération.

1852. — Les Indiens Pampas, Aiicaes ^ Huiliches , Tehuelches , et Ranqueles , profitant des divisions intestines des Argentins, envahissent^ attaquent et dévastent plusieurs provinces.

1855. — Buénos- Ayres , Cordova et Mendoza se liguent pour faire la guerre aux Indiens. — Le général Rosas, chargé de la division de gauche, s'avance jusqu'au Rio Négro de Patagonie.

— Il y passe l'hiver et livre quelques combats partiels; mais les autres généraux n'ayant pas opérée suivant le plan de campagne adopté , l'expédition n'a d'autres résultats que de rendre lea Indiens plus audacieux * .

\ On prétend que leur nombre n'excède pas 8000. Ils sont armés de frondes, de lances, de sabres et de boules 5 leur giande agilité et leur adresse à cheval leur assurent l'impunité des toIs fréquens qu'ils commettent, de bestiaux, de femmes et d'enfans. Le ïixmenx Pinclwiraj espagnol devenu sauvage, fut tué en l&33par les chiliens.

1855. — Révolution de Ramon Balcarcë, tête du parti appelé schismatique. — Rosas revient précipitamment et en aiTete les progrès. — Rosas reste chef de la campagne avec les forces matérielles de la ville.

1854. — On veut nommer Rosas gouverneur de la province de Buénos-Ayres. — Il refuse formellement. — Mais il n'en est pas moins considéré comme chef du gouvernement et le soutien du parti de la fédération , avec les généraux Lopez et Quiroga, dans l'intérieiu'.

1855. — Quiroga est assassiné dans les environs de Cordova. — Rosas est nommé chef suprême. — La confédération perd une de ses provinces ; celle de Jujuy , qui se déclare indépendante.— 'Salta, le Tucuman et Santiago-del- Estero font alliance avec Buénos-Ayres.

Wexmèmc partie.

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