MARONITES
Le nombre des Maronites mon!e à deux cent trente mille environ, dont deux cent vingt mille habitent le Liban et dix mille l'anli-Liban. On peut donc regarder les Maroiii1 s comme la seule population du Cosruan.
Leur origine est obscure. Quelques-uns les font descenditdes Arabes, d'autres font remonter leur origine aux Syriens. C'est une tradition établie, qu'un solitaire nomme Manon, dans le troisième siècle de l'ère chétienne. vint habiter leur pays, et, comme le nombre de ses disciples augmentait chaque jour rapidement, il dut bâtir des couvents où les chrétiens de la Syrie vinrent s'établir. C'est du nom de ce solitaire qu'ils tirent celui qu'ils portent. Leur religion est
la religion catholique romaine. Leurs prêtres, leurs curés sont cependant mariés-, mais les moines vivent en communauté et leurs évoques restent célibataires. La simplicité, la pureté de leurs mœurs, leur foi ardrnte, la tempérance de leurs discours, leur désintéressement pour les choses du monde vont au-delà de tout ce qu'un peut imaginer. C'est parmi eux qu'on peut dire que la religion est dans sa simplicité primitive.
Les femmes généralement, de même que lesmusulmanes, sont couvertes d'un ample voile-, irais dans leurs maisons elles sont en pleine liberté, Un jour, i .ançois Mazzolini, chirurgien à bord de la Guerrier a, demandait à un père de famille si son fils n'avait pas fait abus de boisson \ car il l'avait trouvé atteint d'une forte gastrite accompagnée d'un violent mal de tète. Le père lui répondit que non, car il ne se rappelait pas avoir vu et entendu dire jamais que quelqu'un de leur contrée se tut enivré. 11 faut remarquer toutefois que le vin du Liban est assez fort, et monte facilement au cerveau.
Les Maronites habitent des villages nombreux; ces villages sont bien différents des nôtres. Ils consistent en des groupes de maisons dispersées sur une pente ou des coteaux cultivé'. D'après leur système il faut habiter dans les lieux où on cultive. Le gouverne tient de ces villages est confié à une cheique qui dépend du gouverneur de la province ou de l'arrondissement.
Leur langue estl'arabe, et les formes de leur corps ont de la ressemblance beaucoup avec les hommes de cette nation. Ils sont doux, bons. Tout homme, quelle que soit sa croyance, est pour eux un frère. Les Maronites sont très sensibles à l'insulte, à l'offense et aux bienfaits: ceux pourtant qui se donnant au commercé sont menteurs et égoïstes.