ROVIGO
qu^arant d'être à cette destination, nous changions trois fois de Yoitoré, que celle-ci n'allait qu'à Rovigo où nous devions coucher. Dans toute autre circonstance , ceci m'aurait fort contrarié, mais la compagnie était bonne, la Toiture pas mauvaise : je me résignai.
La route que nous parcourions était une chaussée militaire, droite comme une voie romaine et construite par ordre de Napoléon au-dessus du niveau ordinaire des inondations, de manière que nous voyagions sur une presqu'île qui semblait la. prolongation de la longue jetée qui conduit de Venise à Mestre. On voyait les maisons, les arbres et ces guirlandes de vigne allant d'un arbre a l'autre selon la mode italienne , sortir d'une immense nappe d'eau brillante de la réverbération des étoiles. Elles avaient ce soir un éclat extraordinaire: c'était signe de pluie, nous dit un voyageur, prédiction qui, malheureusement, se réalisa bientôt.
On nous fit remarquer, en passant, une belle villa appartenant au duc de Modène, et des bains placés non loin de la Brenta dans une très-belle position.
Une autre rivière, également débordée, contribuait à l'inondation qui, sans doute, durait depuis longtemps, car je voyais à l'entour des habitations, l'eau couverte de plantes aquatiques.
Nous arrivons à un point où plusieurs sentiers non inondés aboutissaient à la route. Là, deux hommes de haute taille, enveloppés de leurs manteaux, semblaient attendre la voiture. Nous crûmes que c'étaient des voyageurs qui voulaient y monter, mais ils ne bougèrent pas. En les apercevant, notre fabricant de cierges cria an conducteur d'arrêter, en disant qu'il était arrivé à sa destination. Puis, nous remerciant du gracieux appui que nous lui avions donné près du commissaire, il ajouta qu'ayant rencontré ses correspondants, il espérait main-
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tenant tennin» henreosement son affaire. Ces dernières paroles furent dites d\in ton goguenard qui n^échappa pas à mes Toisins, déjà assez surpris de Papparence des deux associés, qui ne ressemblaient guère à des éierenrs dV beilles et se tenaient à distance comme s^ n^eossent pas Toolu être reconnus.
Notre marchand parti, on échangea quelques mots sur eette rencontre, puis on n>n*parla plus.
Mais on devait en parler encore: une demi-heure s^étaît à peine écoulée, quand nous entendhnes derrière nous le galop de i^usieurs chcTaux. Bientôt des caraliets, gendarmes probablement, entourent la roiture, en demandant le Tojageur sans passeport Sur la réponse du conducteiur qa^ avait pris la trarerse à un endroit qu^ leur indiqua, îb s'éloignèrent rentre à terre, en laissant deux honaaies pour nous suivre.
Quelques mots qu^ dirent au conducteur, naos appiirait ce qm avait donné réveil à la police. Apres notre départ, le commissaîre avait pensé, quoiqu'un pea tard, qu'il était bon dVnvoyer à Fadresse indiquée. On y avât trouvé en ^et Fensei^e de la Ruche bêmUe, Qoant an propriétaire, il était paisiblement assis à son comptoir et n^avait jamais songé à acheter de la cire aux environs de Padoue, où Fou nVn vendait pas. Quel était donc rhoanme qu'on avait pris pour lui. et que plusieurs passants et le conducteur lui-même avaient cru reconnaitre? TeOe était la question qui préoccupait Fautorilé.
L'escorte qu'on nous avait donnée ne laissait pus de nous inquéler; nous craignions un interrogatoire, qui, cb ciet, eût heu au praner relais. On nous fit qaeiqws qpaieslious, ou examina de nouveau nos passeports;, pais UB nous laissa alkr, sauf le courrier^ qu'on garda et qu^ua fit rcmpiacer par un autre.
Quel fue Ht le soi-disaut vendeur de cîaçes» fl annU