‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 24 sur 110 · I.ONDRES · texte numérisé non relu

I.ONDRES

vilége de quarante ans pour l’émission de ses billets, et modifiée en i8o3, où son capital fut porté à 45,000,000 de francs, qu’en 1808 elle doubla et éleva ensuite a io8,ooo,ooo, rend de grands services aux négocians par la facilité que leur offrent les comptes courans, en faisant pour eux les lecettes de leurs effets et meme en leur présentant une caisse de dépôt pour leurs fonds^ elle fait office de caissier pour les établissemens et les particuliers dont elle tient les fonds en compte courant. A la tête de l’administration se trouve un gouverneur avec deux sous-gouverneurs. Les bénéfices sont répartis a la fin de chaque semestre entre les actionnaires, à l’exception d’une portion affectee en acliat de rentes françaises, et d une autie qui est ajoutée au fond de réserve; Les billets mis en circulation sont toujours en proportion avec la somme des valeurs de traites qu’elle a en portefeuille, et qui, jointes à la réserve, sont la garantie de ses billets. Le mouvement des caisses a la banque de France est annuellement de 7 à 8 milliards, tant en argent qu’en billets et en bons de revirement. Il s’est élevé en i83o à plus de 10 milliards. L’escompte est de 4 p. 0/0^ comme à la banque d’Angleterre;

LONDRES

Page 1