‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 28 sur 110 · OINDRKS · texte numérisé non relu

OINDRKS

cents pas de celte colonne et consuma presque toute la Cité J monument de i5 pieds de diamètre à sa base, de 202 pieds de hauteur, et dont le dedans offre un escalier de 345 marches, avec un balcon en fer au sommet, d’où l’oeil embrasse avec facilité l’ensemble de la capitale et de ses environs, quand le matin la fumée de charbon n’a pas encore plané sur les toits des maisons. Cette colonne suipasse en hauteur de ^2 pieds la colonne Trajane à Rome, et de 60 pieds celle de Napoléon sur la place Vendôme à Pai is, laquelle compte environ 200 marches. Sur trois des façades du piédestal, haut à lui seul de pieds, ont été gravées des inscriptions rappelant quelques détails de l’incendie et l’activité que la ville déploya, sous Charles II, à rebâtir les maisons. Autour du soubassement est une autre inscription qui attribue l’incendie à la faction papiste, dans le but de renverser le protestantisme et de rétablir la religion romaine en Angleterre; accusation que l’irritation des tems pouvait excuser, mais qui paraît avoir été portée sans preuves assez authentiques pour y ajouter foi; ce qui a pu donner à Pope l’idée de ces deux vers :

Where London’s column pointing at ibe skies,

Like a tall bully lifts his head and lies (1).

(1) «C'est la rpic la Colonne de Londres pointe le ciel,

LONDRES

JNolons encore, en cheminant le long de la Tamise, la Douane^ ou Custom-House, édifice mesquin, à la vérité, mais qui reçoit annuellement plus de dix millions de livres sterling en msrchan- (lises, avant le débarquement; édifice élevé sans goût, mais dont les deux étages ofFi eut de longues salles; une desquelles mérite d’étre visitée par l’éti’anger qui veut avoir un avant-goût du commerce de Londres.

On voit dans cette enceinte errer un peuple immense; Partout l’activilé, les soins, le vigilance :

Sur sa rame courbé, l’un fend le sein des eaux,

L’autre, d’un bras nerveux, soulève des fardeaux;

On voit parmi les flots de ce peuple innombrable,

Le commerce au cent bras, actif, infatigable,

La main par cent canaux qu’il tient sans cesse ouverts, Répandre ses trésors a cent peuples divers,

Les faisant refluer, par un nouvel échange.

Des bords européens vers les rives du Gange.

Ce sera dans le chapitre où il sera question des Ijassins de Londres, que l’on pourra, du reste, avoir une juste idée du commerce et de l’induslîie de cette métropole; nous ne devons ici parler (jue de sa douane, comme édifice.

Son origine remonte à i38i. Le batiment ou

comme un grand fanfaron lève la tote et ment. « — h y a dans le texte un jeu de mots sur lies, verbe qui signifie tout a la fois U ment cl il repose.

LONDRES

elle est établie fut brûlé en 1666, et relevé deux ans après; brûlé de rechef, en J7i5, et reconstruit en 1718; brûlé encore en 1814, et rebâti dans la nicine année. La Douane do I^ondres est sous le contrôle des lords de la trésorerie, et perçoit sur les marchandises importées et exportées un droit qui, nous le répétons, rapporte au gouvernement plus de 10 millions de livres sterling, ou aSo millions de francs par an.

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