THÉÂTRES
extérieur n’rsl pas le côté hriilant de ceux de
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Londres- la plupart ne diffèrent que par leur grandeur des maisons ordinaires, et les murs de quelques-uns ressemblent à ceux d’une prison. Tel est Drury-Lanc, malgré sa façade ornée de quelques pilastres d’ordre dorique. Celle de Covent*Garden a une plus belle apparence, mais elle donne sur une petite rue qui permet à peine de la distinguer. Ces deux théâtres nationaux sont les deux principaux de la métropole, comme nous dirions le Théâtre-Français et l’Odcon â Paris. L’Opéra de Londres, autrement appelé Opéra Italien ou Théâtre du Roi ou King^s Theatre, n’a été décoré extérieurement que depuis quelques années, et on l’a entouré de trois côtés par une colonnade et une arcade ouverte, dans le genre de celle du Palais-
En dimension, l’Opéra Italien de Londres approche du grand théâtre de Milan et de celui dé Saint-Charles â Naples. La scène a 6o pieds de profondeur sur 8o de large. De l’orclieslre au centre des loges de front le parterre a 66 pieds de longueur et 65 de largeur, et il contient 21 bancs, outre un passage de 3 pieds de large, qui s’étend autour des sièges et descend vers le centre. Du parterre â la voûte il y a 55 pieds de hauteur. On compte cinq rangs de loges, chacune de sept pieds de profondeur et de quatre de largeur, et construites de manière â contenir six personnes â l’aise
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et ayant vue sur la scène. Chacune a ses rideaux rouge-foncé pour la fermer à la manière napolitaine, et six sièges, mais non disposés en gradins, comme les autres sièges des théâtres anglais. Ces loges, sur le devant desquelles sont placées des girandoles contenant des bougies dont la clarté fait ressortir la toilette des dames, se louent à Tannée et fort cher. La galerie a 4^ pieds de profondeur, 62 de largeur, et contient 17 bancs. Les portiques ou tribunes ont chacun 20 pieds carrés, lly a en outre une grandesalledeçoncert, longuede g5 pieds, large de 46, haute de 35, et disposée avec une rare élégance.
On ne représente sur ce théâtre que des opéras italiens et des ballets exécutés par les meilleurs danseurs de TOpéra de Paris. Il contient 2,5oo personnes, dont 800 au parterre ou pit, où Ton est commodément assis sur des banquettes à dossier; 900 dans les loges, et 800 dans la galerie, once qu’on appelle chez nous le paradis, et chez les anglais the hell, c’est-à-dire \ enfei\ Les spectateurs qui montent à cet amphithéâtre se nomment les dieux, et c’est delà qu’ils régnent sur la scène, en y lançant leurs bravos ou leurs foudres désapprobateurs (cc^ derniers sous formes de pommes cuites et d’œuls pourris), sur les acteurs qui leur plaisent ou déplaisent. Ce paradis est le parterre des enfans d’Albion ; scs arrêts, aussi redoutables que ceux de notre parterre français, s’exécutent sans appel.
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comme nous le verrons dans un autre chapitre, où il sci'a (lueslion des usages et des mœurs.
Le tliéâtre de Drmy-Lane, cjui a été construit })OLir contenir 2,810 spectateurs, dont 1 ,200 dans les loges, 85o au parterre, /\5o dans la galerie inférieure, et 260 dans la galerie supérieure, en peut aujourd’hui renfermer 3, 060, par suite de nouvelles dispositions intérieures. La principale entrée conduit à deux superijes escaliers spacieux et bien éclaii'és. Le salon a 86 pieds de longj il est circulaire à ses deux extrémités, où l’on a un café et des salles de lafraîchisscmens, et se trouve séparé du corridor des loges par la rotonde et les deux escaliers. Au plafond de la salle est suspendu un lustre de toute beauté, éclairé par le gaz, comme tous les théâtres de Londres. A Drury- Lane on ne joue que des pièces anglaises, de meme qu’au théâtre de Covent-Garden.
L’intérieur de Covent-Garden, aussi vaste que Drury-Lane, est remarquable par son élégante architecture. Le vestibule est grand; l’escalier, entre deux rangs de colonnes d’ordre ionique, éclairées par une lampe grecque, est d’un effet majestueux ; le front des loges est d’un style riche, quoique simple; de minces piliers dorés les séparent les unes des autres. Au plafond est suspendu sur le parterre un lustre magnifique, pendant que (les candélabres éclairent aussi le de-
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vaiildcij Ioge.Sj comme à FOpcra el à Drury Lane. lin im mot, tout dans cette salle atteste le luxe et la inagniücence; elle a, comme Drury-Laiie, cinq rangs de loges, deux ;mipliithéâtres, un parterre, cl peut contenir 3, 000 personnes.
Les salles de ces trois grands théâtres sont bien décorées, peintes à neuf tous les ans, bien éclail'ées, bien distribuées, et de manière que partout on y voie la scène et les spectateurs. Elles ont de beaux et vastes foyers, nommés salons, où Ion se promène dans les enti c actes; et les sy rênes britanniques, en y déployant leurs grâces et leurs charmes à peine voilés, viennent à l’envi les mettre à l’enchère.
Les autres édifices affectés dans Londres à des représentations théâtrales, et qui sont au nombre de huit ou dix, ne réclament point de mention spéciale, comme monumens; nous en parlerons ailleurs, ainsi que des trois premiers, dans le chapitre où il s’agira des spectacles et amusemens de Londres.
La seconde série des édifices de la métropole britannique appelle maintenant notre attention.