ÉDIFICES RELIGIEUX
Une ville aussi populeuse que Londi’es possède nécessairement un nombre très considéral)le
LONDRES
d’édifices religieux, d’autant plus que le peuple anglais, depuis la réforme, a conservé plus forlemenl empreints dans ses moeurs les genres de cultes pour lesquels il s’est prononcé, comme pour donner un démenti à ces partisans du papisme qui s’imaginent que la religion est perdue, parce qu’on ne la professe plus à leur manière. Assurément, le peuple anglais ne passera point pour ignorant : eh bien! c’est de tous les peuples de la terre celui qui observe le plus exactement les rites de sa croyance; preuve encore que l’abrutissement ne fait point la religion, car à ce compte l’Espagne serait éinineinincnt religieuse, tandis qu’elle n’est tout simplement que bigote dans son intolérante ignorance et son aveugle superstition. Du parallèle de ces deux nations pourrait se déduire la conséquence que plus un peuple
est éclairé, plus il est véritablement religieux dans »
le sens de l’Evangile, et que, moins au contraire un peuple a de lumières, plus il est fanatique, superstitieux et éloigné de l’esprit évangélique.
La métropole des trois royaumes unis de la Gi’ande- Bretagne compte plusieurs centaines d’édifices consacrés aux divers cultes choisis par ses habitans; il y en a près de 200 pour l’église anglicane, professée depuis la réforme hardie de Henri Vlll et d’Élizabeth; 5o pour l’église catholique romaine; 80 pour le culte de protestans
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etrangers, et le reste pour les différentes sectes dissidentes, sans y comprendre six ou sept synagogues pour les juifs.
11 ne saurait entrer dans notre plan de passer en revue tous ces divers édifices; nous ne voulons nous arrêter qu’aux deux plus iinportans, la cathédrale de Saint-Paul et l’abbaye de Westminster. Nous ne dirons que peu de mots des autres.