‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 67 sur 110 · I.ONDUES · texte numérisé non relu

I.ONDUES

fnrés et coiuloyc par un passant qui lui fait tomber son chapeau. Au contraire, rindigcne de Londres file le long du trottoir comme un homme de marbre, que rien ne fi’appo, n’étonne et qui ne fait attention à rien. 11 ne va pas, il sc laisse aller; et comme à Londres, ainsi que l’observe avec juste raison une revue anglaise, chacun ne pense qu’à soi, si quelqu’un tombe sur sa route, on ne le rainasse pas; s’il s’arrête, on le pousse; s’il se détourne, on le renverse. 11 y a toujours deux fdes sur chaque trot toir: si voti e main di oitese trouve du côté de la muraille, tenez le haut, mais toujours en prenant garde à vos poches; si c’est le contraire, tenez le bas, et ne vous arrêtez pas, en ayant soin de porter de temsen tems votre main au gousset pour voir si on ne vous a rien escamoté. Êtes-vous anuité? ne vous détournez pas de la droite route qui conduit à votre domicile, afin de n’être point dévalisé dans un coin de rue. La crécelle du Watchman, les cris aiiius, rien ne doit vous faire devier de votre chemin, sous peine d’être volé. Jamais de conversation dans les rues, surtout la nuit, autrement gare l’escanioteur de montre, de bourse ou de mouchoir! Si un porte-faix (strcet porter) vous heurte et que vous soyez le plus fort , boxez, ou mieux encore filez. Yous offi’e-t-on dans la rue une canne, une montre, un collier, un portefeuille, le tout au meiL leur maj’ché possiliie, n’y jetez même pas h s yeux,

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et gare à votre mouchoir! car c’est un des premiers meubles que l’on vous dérobera.

Pi CS de la Bourse, vous trouverez la physionomie de l’escompte et de l’usure; la fdouterie en grand est organisée. Près de Haymarkct, dans le quartier de W^estminster, vous aurez tous les coryphées de l’Opéra italien ou français, et les nymphes de Vénus, dont souvent une caresse pourra coûter la disparition de votre bourse ou de quelqu autre objetfacilea dérober. PrèsdeGoodman’s" heldjdansla Cité, vous trouverez une physionomie juive et les haillons de la misèrespéculant sur votre imprudence. Dans Westminster encore et à Bondslreet ou mieux encore dans Piegent-street, vous verrez le dandy pur, avec ses favoris immenses ombrageant une tête impertinente, dont le hlou se venge en lui dérobant un riche lorgnon ou une belle chaîne en or. A Bishop -Gâte, autre quartier de la Cité, le petit détaillant vous dira combien un liard placé à 5 pour cent rapporte pendant cinquante années, et vous indiquera le quartier des mendians ou celui des receleurs, sujet qui nous amènent naturellement à étudier de plus près le peuple de Londres.

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