‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 68 sur 110 · PEUPLE DE LONDRES · texte numérisé non relu

PEUPLE DE LONDRES

Les remarques générales (|ue nous avons di^à présentées dans le premier chapitre sur les habi-

LONDRES

tans tle la métropole britannique, nous dispensent d’y revenir autrement que pour les compléter, c’est-à-dire en entrant davantage clans l’examen de leurs moeurs et coutumes.

Une ville aussi considérable doit offrir un nombre non moins grand d’hommes remarquables par la variété et l’étendue ou l’éclat des lumières et par les grâces de la conversation; néanmoins, la société est à Londres, beaucoup plus qu’ailieurs, dépouillée de charmes et d’affeclion. Le nombre des connaissances et des invitations, des affaires et des intérêts ou penchans divers, fait que rarement on peut se voir et se parler; voilà pourquoi dans Londres ceux qui y vivent sont totalement indifférons les uns aux autres; on y presse, comme à Paris, la main d’une liaison de la veille aussi chaudement que celle d’un ancien ami. Vous rencontrez une personne que vous croyiez seulement dans le voisinage de Londres, et elle arrive du fond de l’Inde. Vous demandez des nouvelles de son épouse à un mari, et il est veuf depuis six mois. Yous parlez à un autre de sa terre, et il a fait banqueroute. En un mot, les liaisons de Londres ne s’entretiennent que par l’échange de froides civilités et de cartes de visite. Voulez- vous, par hasard, changer de vie et ne cultiver que vos parens ou vos amis? n’allez pas supposer que votre destin s’améliore. Présentez-vous chez eux à une

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