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ÉTENDUE, POPULA.TION ET DIVISION DE LONDRES

Située par 5io 3o^ lat. N. et 5" 87' long, occ. du méridien de Greenwich, ou 2^ 26' /\5" de celui de Paris, la ville de Londres, que les Anglais écrivent London (i), s’étend sur les deux rives de la Tamise, à environ 60 milles ou 20

(1) Expression dérivce de deux mots saxons ou celtiques, clin, qui signifient ville ou fort sur le lac, ou dans un

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lieues de la mer du Nord , en suivant le cours de celte rivière. Elle se trouve à i32 lieues S. d’Edimbourg ,112 lieues S. E. de Dublin, 63 lieues O. d’Amsterdam, et 8o lieues N. de Paris.

Le sol sur lequel se développe cette grande capitale, notamment sur la rive gauche de la Tamise, étant un peu incliné, facilite l’écoulement des eaux. En vertu de celte heureuse et salutaire disposition du terrain, les maisons s’élèvent comme en amphithéâtre sur une longueur de près de six lieues de l’est â l’ouest, et sur une largeur de près de quatre lieues et demie du nord au sud (i); limites, au reste, qu’il serait difficile de déterminer exactement, vu que depuis dix ans la métropole britannique prend tous les jours une nouvelle extension, et qu’une trentaine de villages ou bourgs des comtés de Middlessex et de Surrey y sont

que vingt milles carrés à la circonférence de Londres, ne sont donc plus d’accord avec ses dimensions actuelles, comme également ceux qui ne lui assignent qu’une population de i,5oo,ooo ha-

déjà réunis. Les auteurs qui ne donnent

(i) Ces dimensions sont celles que donne, pour iSSî, M. Ce’sar Moreau, qui a long-leins habité Londres en qualité de ^onsul de France, et qui, en fait de statistique, est une autorité.

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bilans (i), donnent une estimation infôrieiiro elle-merae à la réalilc, par l’elTet des réunions successives de villages qui entourent cette cité, ouverte de toutes parts et sans délimitations arréle'es.

Cette énorme population, qui se distribue en une infinité de ramifications, classes ou professions, et dont nous ferons connaître p> us loin la consommation annuelle, compte aujourd’hui, 1834, environ cabaretiers ou taverniers,

2,100 boulangers, 1,800 bouchers, i,85o épiciers, 1,600 bottiers ou cordonniers, i5 à 1600 négocians, 58o pharmaciens, 3oo médecins, 1,180 chirurgiens, i,i5o avocats, 3, 5oo agens d’affaires, i3i notaires, 768 libraires, 352 relieurs, 4^^ imprimeurs, 2,5oo tailleurs, 1,200 charpentiers, 1,008 marchands de fromage, 1,100 établissemens destinés à l’éducation, 98 de bienfaisance.

(1) Britton ne pre'sente pour 1829, que 1,260,000 liabîtans; Buckingham en offre i,5oo,ooo; d’autres vont jusqu’à i,8oo,ooq Ames. L’évaluation donnée par Patrington, pour 1862, est do 1,624,034 habitans.

Voici, d’après un autre écrivain britannique, la progression, de la population de Londres depuis cinq cents ans.

Eu 1377, Londres contenait 35, 000 habitans.

i8oi. . .

OD

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70 maisons tîe santé, 12 maisons de police, 49 de détention, i3 prisons, 3i tribunaux, q3 étabiissemens religieux ou scientifiques, i5 bains pul)llcs^ 36o cabinets de lecture, 140 ouvrages pél'iodiques, établissemens de gravure, 4)3oo copistes, i5o maisons de jeu, 70,000 maisons bourgeoises, 60 places, i3 théâtres, 10,000 rues, 8 ponts pour assurer les communications des deux rives, et malheureusement plus de 120,000 voleurs ou filous, dont 3,000 recéleurs, outre 16,000 mendians et 120,000 prostituées (1).

La division naturelle de Londres, marquée par la Tamise^ en forme deux parties bien distinctes, celle du nord et celle du midi.

La partie septentrionale se divise elle - même en deux vastes portions appelées l’une la Cité pro-

(1) Ces dernières évaluations sont celles de Britton. Voici, d’après Colqluin, un parallèle de la population malfaisante de Londres et de Paris, en i85i.

Londres,

Paris.

Jiulividiis sans moyens d’exislence.

Filles publiques

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