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coups, attaques, 3,84 1 j ivresse, 3, 5005 prostitution, 2,5o5j l)ruit, tapage, désordre, etc. , in-
dividus dangei’eux, i,5i 1 ; attaques à la propriété, 1,009; l'ccel et possessions illicites, 933; voleurs de profession, 932. Malgré les innombrables provocations à la révolte inculquées au peuple par tous les journaux à un sou dans la capitale, il n’y a eu pendant toute l’année que deux rassemblemens illégaux.
Une autre revue anglaise de i834, T/ie MétropoLitan, présente unestalistiquecompaiéede la criminalité en Angleterre, en France et en Autriche. D’après ce parallèle,on voitqu’enFi’ance le vol sans circonstances aggravantes est considéré comme simple délit et n’est soumis qu’aux peines correctionnelles, tandis qu’en Angleterre la loi considère, pour la gradation des peines, la valeur et la nature de l’objet volé; et quand l’objet est de grand prix, le vol même est souvent puni de mort. Les mêmes actes sont donc appréciés d’une manière differente dans les deux pays; il y en a chez nous qui sont punis de peines infirmantes et qui partout ailleurs ne sont pas même réputés des délits. En Allemagne, la police n’ayant pas de centre commun, un coupable échappe aisément à ses recherches; il n’a qu’à traverser une rivière, un chemin, une haie pour devenir justiciable d’un autre gouvernement. Sous le rapport des sexes qui participent à l’exéculion
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(IfS diverses espèces de crimes, 011 voil, par l’ouvrage d^un jurisconsulte français, que sur 100 crimes contre les personnes, il y en a 86 commis par des liomines et i/j. p^'c des femmes; sur un nombre égal de crimes contre la propriété, les femmes en commettent 79, et les hommes 21. Dans le nombre des crimes contre les personnes, commis par l’homme, les coups et les blessures, le meurtre et l’assassinat sont beaucoup plus fréquens que l’empoisonnement et le parricide : c’est le contraire chez la femme. Tandis qu’elle ne commet qu’un vingtième des meurtres et un vingt-cinquième des coups et blessures, elle se rend coupable d’un tiers des parricides et de la moitié desempoisonnemens. Dans les crimes contre la propriété, la [iarticipation de la femme augmente à mesure (|ue le danger diminue : ainsi elle n’entre que pour 8 p. 0/0 dans les vois de grands chemins, et elle commet 17 p. 0/0 des vols oï dinaires, et le quart environ des vols dans les églises.
Les moyens de réclusion des condamnés ( 1 ) sont
(i) La loi anglaise soumet a la détention trois classes d’individus : les débiteurs, les accusés, les condamnés. Le débiteur est emprisonné, soit comme ayant trompé la conHance de ses créanciers, soit parce qu’il refuse de se dessaisir en leur faveur des biens qu’il possède. La détention de l’accusé est provisoire, et, comme jusqu’au jugement il est réputé innocent, on lui épargne toutes les rigueurs qui ne sont pas indispensables .
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nombreux à Londres; ils consistent d’abord, dans ses prisons, et puis dans la déportation à Botany- Bay.
Les prisons de Londres, comme de toute l’Angleterre, comprennent les maisons d’arrêt, les maisons de correction, les pontons, et les maisons d’expiation. Disons tout de suite que les pontons sont affectés à la détention provisoire des individus condamnés à la déportation.
Parmi les prisons de Londres, nous citerons Newgate, The Fleet, King’s-Bench-Prison, Bridewell, Giltspur, Milbank.
La prison de JNewgale, qui lire son nom de la grande porte qu’elle avait autrefois, comme formant à elle seule un bâtiment qui servait déjà de prison dès l’année 1218, est la prison générale des criminels pour la ville de Londres et le comté de Middlesex. C’est le repaire de ces hommes que la société a repoussés de son sein, et le dernier refuge des grands coupables dont les forfaits les ont rayés pour toujours de cette société même. On y renferme aussi des débiteurs. La façade a un aspect sauvage; elle est coupée de distance en distance par des fenêtres grillées et des niches garnies de statues. Elle ne peut contenir qu’environ 5oo personnes, qui, du reste, sont classées d’après leurs genres de délits. Un aumônier y prêche tous les dimanches et assiste les ciiminels condamnes à
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mort J le jour de leur execution» D un coté sont renfermés les accuses de félonie, détenus en attendant jugement J dans un autre, ceux qui ont été
reconnuscoupablesetqui subissent leur peinej dans
un autre les voleurs et les malfaiteursj dans un autreceux qui nepeuvent payer l’amende a laquelle ils ont étécondamnésj dans un autre les condamnés à mortj et enfin dans un sixième quartier, les enfans au-dessous de i5 ans. On évacue cette prison huit fois par an, et cependant elle est toujouis remplie.
La Prison de la Flotte ou JFleet Prison^ plus ancienne encore que Newgate, puisqu’elle existait déjà au teins de Richard -Cœur- de -Lion, sert aujourd’hui à renfermer les personnes condamnées pour dettes et par défaut. Elle peut contenir a5o prisonniers. Elle constitue une ville dans la ville, une cité dans la cité. Assez près de la Banque, du Palais du lord-maire, de la Bourse, et de tous les édifices commerciaux qui occupent le centre de Londres, s’élève un grand mur carré, noir, de i5 pieds de haut pour le moins, et dont les derniè** res briques sont garnies d’une frange de pointes aiguës qui servent de chevaux de frise. Cette murai lie enveloppe la Prison de la Flotte; un espace de plus de dix toises sépare la muraille de l’édifice meme, et c’est dans cet espace réservé que, pendant les beaux jours, les prisonniers, distribués par
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groupes, jouissent du soleil et de l’air : cet espace est ce qu’on appelle les rides ou règles.
Cinq étages, auxquels il faut ajouter un souterrain que l’on intitule complaisamment rez-dechaussée, servent de réceptacle aux malheureux que les tribunaux déversent dans Flect Prison. Chaque étage, divisé au centre par un passage ou galerie, contient 3G ou 4o chambres d’égale largeur; dans chacune, on parque deux prisonniers; s’il y a presse et que les condamnés surabondent, on augmente le nombre des habitans de chaque chambre. Presque toujours api ès les sessions, c’est ce qui arrive, et ce moment est cruel pour les détenus de Fleet Prison. Un père qui amène ses enfans, un mari qui est suivi de sa femme et de son ménage, ne sont reçus que par compromis, et sous condition de payer une certaine somme aux autres prisonniers, qui sont les suzerains du lieu. Si votre camarade de chambre vous déplaît, vous pouvez le renvoyer en payant sa place; si vous avez une industrie à exercer et qu’il vous gène, lu meme faculté vous est acquise : aussi les artistes, les gens de lettres, que le malheur des teins et la sévérité de leurs créanciers ont jetés dans la Fleet, jouissent-ils de cet avantage. Stewart, le peintre de portraits, et Flodges, célèbre graveur dans le genre mezzotinto , ont travaillé long-tems dans la Prison de la Flotte, et quelques-uns de leurs