‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 86 sur 110 · AGRICULTURE · texte numérisé non relu

AGRICULTURE

L’agriculture, fille de l’industrie, qui lui vaut le privilège de fournir des denrées à la population et au commerce, et des matières premières aux manufactures, a besoin de protection pour maintenir le prix des denrées dans un juste équilibre, et pour n’être point^crasée par la concurrence des autres pays. En Angleterre, cette protection ne lui manque point, grâce à ses lois sur les céréales, et à ses Hottes nombreuses qui sillonnent toutes les mers.

Cependant, malgré les avantages maritimes et les comptoirs que possède l’Angleterre sur toutes les plages du monde, cette nation eût été condamnée à une banqueroute, si les produits de son industrie agricole et manufacturière, et les elforts

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constans de son gouvernement u en étendre les déLoucIiés, efforts secondés par le génie entreprenant et les capitaux laborieux de la nation britannique, n’avaient lutté contre tous ces obstacles et contre les préjugés aristocratiques. Non seulement elle n’aurait pu rembourser le capital de sa dette, (jui dépasse 22 milliards de francs, mais elle n’eut pu servir annuellement les intérêts de cette meme dette.

La moitié au moins des capitaux de l’empire britannique est consacrée à l’agriculture, c’est-àdire environ 1,901,900,000 livres sterling, ou 47,547,500,000 francs. La valeur annuelle des produits directs de son agriculture, suivant une revue anglaise, la M.ontly review de i833, est de près de 247 raillions de livres sterling, distribués ainsi qu’il suit, savoir :

Grains de toute espèce 86,700,000 liv. st.

Foins, lierLages, fourrages de toute espèce. . . 1 13, 000,000

Pommes de terre 19,000,000

Jardinage, fruits, pépinières 3, 800, 000

Coupes de bois, osiers, sarmens, etc 2,600,000

OEufs, laitage, fromage et beurre ... 6,000,000

Education des bestiaux, fumiers 3,5oo,ooo

Chanvres et toiles, main-d’œuvre comprise... 12,000,000

Total 246,600,000

Après l’agriculture, l’exploitation des raines et des carrières est devenue la source la plus fé-

LONDRES

concle (le la richesse territoriale de l’Aiiglelerre. IjC revenu annuel que lui vaut celte exploitation, dépasse, terme moyen, 21 millions 4oo mille livres sterling, dont 4 millions pour les mines de fer, 1 1 millions pour les houillères, 6 millions 4oo mille pour les mines de cuivre et d’étain, granit, etc. Ainsi , l’exploitation de la surface et des couches inférieures du sol britannique donne un produit net total d’environ 267 millions de livres sterling, ou 6 milliards 700 raillions de francs.

La terre ou du moins les eaux qui la recouvrent, fournissent aussi à la Grande-Bretagne un revenu considérable. Le produit annuel des pêcheries est de 3 raillions 4oo mille livres sterling. Le cabotage donne plus de 3 millions 5oo mille livres sterling, et les transports maritimes, sur tous les points du globe, procurent près de 35 millions de livres sterling.

On a calculé qu’il y a dans la Grande-Bretagne 35o,ooo familles de marchands, tenant boutique, non compris les bouchers, boulangers et fournis- .seurs de laitage. En évaluant leurs profits annuels à une moyenne seulement de 60 livres sterling, avec l’intérêt du capital de ces profits, on estime que le revenu annuel serait de 21 millions de livres sterling.

Nous ne possédons ni les connaissances suffisantes ni les documens nécessaires pour apprécier dans

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