‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 87 sur 110 · I.ONDntS · texte numérisé non relu

I.ONDntS

lous ses details la richesse agricole ou naturelle de l’Angleterre 3 il n’entre point , d’ailleurs, dans notre plan restreint, de présenter de semblables développemens ; nous ne pouvons guère ici olFrir ((Lie des résidtats sommaires. Ces résultats vont ressortir avec plus d’évidence et de certitude , s’il est possible, dans la revue (jue nous ferons de la richesse manufacturière.

Cette richesse s’est accrue avec une merveilleuse rapidité, grâce aux instrumens qui la produisent, au génie qui les a découverts et perfectionnés, et à la lutte opiniâtre de l’industrie anglaise contre les industries étrangères.

ARTICLES DIVERS d’i N DESTRIE.

Au premier rang se montre le coton filé et tissé, dont le produit net, en i833, a été de Z'] millions de livres sterling. Si l’on retranche de ce produit environ 6 millions sterling pour l’achat de la matière brute, il reste encore un produit de 3 1 millions sterling. Cette industrie occupe près de

900.000 individus, blanchisseurs, fileurs, tisserands, avec un gage de 24 livres sterling par an pour chaque individu. Elle occupe en outre

111.000 ingénieurs, forgerons, menuisiers, mécaniciens, payés à 3o livres sterling chacun, terme moyen : ce ((ui, pour les deux classes d’individus

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ainsi occupés, forme un total de plus de 5 millions sterling, d’où résulte encore plus de 25 millions de bénéfice.

Les laines tissues rendent un produit brut de plus de 22 millions sterling, dont il faut déduire 6 millions pour l’achat de la matière première. Cette industrie occupe au moins 5oo,ooo individus.

Les toiles de lin manufiicturées donnent un produit brut de 1 1 millions sterling et emploient plus de 3oo,ooo ouvriers; et l’exportation de leurs produits s’élève à une valeur déclarée de près de 2 millions sterling. C’est l’Irlande sur-tout qui , avec les 6 raillions d’Jiabitans, contribue à ce revenu.

lies soieries, branche dans laquelle l’Angleterre, malgré ses efforts opiniâtres, est demeurée au-dessous de l’industrie française, qui tient toujours le premier rang, donnent un produit annuel de 6 millions sterling, en déduisant le prix des soies grèges ou organsins, importées en Angleterre pour la fabrication, soit environ 2 millions sterling, représentatifs du salaire des ouvriers. Il faut reconnaître ici que des fabricans de Lyon tirent de Chine par l’Angleterre une partie des soies brutes dont ils ont besoin. On se rappelle d’ailleurs que la Chine et la Perse sont les pays originels do la soie, et que le ver à soie fut apporté en contrebande

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(l’Orient en Europe, dans la canne creuse d’un moine latin, sous le règne de Justinien.

On peut remarquer, en passant, que 1 Angleterre n’exporte ses soieries que pour une valeur d’environ 5oo mille livres sterling, tandis que la France, malgré les droits considérables qui atteignent celte marchandise de luxe à son entrée en Angleterre, y verse encore pour une valeur de plus de i5 millions de francs.

La préparation des pelleteries cl des cuirs donne un produit brut annuel d’environ 3 5 millions de livres sterling, pendant que la quincaillerie, industrie qui occupe 870,000 ouvriers, procure une valeurdeplusde 17 millions sterling. Enfin la poterie, la porcelaine, la verrerie, avec les glaces, valent plus de 8 millions sterling par an, et la joaillerie et l’orfèvrerie, déduction faite du prix des matières précieuses qu’emploie celte branche de fabrication, rendent plus de 3 millions sterling.

IN’oublions pas de citer encore le produit de la fabrication du papier, celui de l’imprimerie, de la gravure et des instrumens, produits évalués à 3i millions 200,000 livres sterling.

En résumant tous les produits du travail applique à l’agriculture, au commerce et à l’industrie manufacturière de la Grande-Bretagne, on a un chiffre de près de 5i5 millions de livres sterling, ou près de i3 milliards de francs, sans compter

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