RUES ET QUARTIERS DE LONDRES
Les rues de Londres sont en général belles, droites, larges et bien percées, dans les beaux quartiers, comme dans Westminster et le quar^ lier de West End j partout elles sont bordées de trottoirs en pierres plattes, sous lesquels passent des conduits pour recevoir les eaux boueuses et les entraîner vers la Tamise. Ces rues, dont la plus longue, celle d’Oxford (i ), est d’environ trois
( I ) Les plus longues rues de Londres ont :
Dans la Cité,
I3ishopgale-street
"Whitechapel
Uppcr-Tames-slrcet
City Road
1,045 mètres.
LONDRES
quarts de lieue, se composent d’un assemblage de petits édifices noirs et bas, soutenus par une charpente légère et spongieuse, sur laquelle reposent des briques unies par un ciment de chaux vive, et ne montrent que de petites fenêtres, dont celles des cuisines sont placées plus bas que le sol de la ruej assemblage fragile, destiné, comme des tentes, à la même durée que celle du bail ou terrain sur lequel ces constructions s’élèvent. Une vapeur imprégnée de soufre et de charbon vient enduire d’une couche noire leurs frontons, lavés, il est
Dans Westminster.
Iligh HolLora i,o45 luèlrcs.
Slraud
Piccadilly l ,694
Bond-street 990
Oxford-slreet a,3o4
Regcnl-street »>73o
Totteuham-court-Roade *»777
Dans Southwark.
Tooley-street 9ja
Greal-Siirrey-strcct.. 1 . 193
La principale rue d’Alexandrie, au lems de la prospérité de celte ville, c’est-a-dire avant que l’incendiaire Omar l’eût ravagée, avait cinq milles de longueur en ligne droite, depuis la mer jusqu’au lac Maréolis, et sa largeur était de 2,000 pieds.
Parmi les belles rues modernes, il faut citer en première ligne celles de Gènes et de Turin. Mous ne pouvons oublier à Paris la rue de la Paix et la rue de Rivoli.
LONÜKKS.
vrai, (le tenis à autre, avec du mortier frais et l)laiic, lequel, en réparant l’outrage du teins, leur donne une certaine analogie avec la bigarrure d’un échiquier en débris. Telles sont les demeures des sept huitièmes de la population de Londres, telle est cette capitale dans son ensemble.
Cependant, il ne faudrait pas croire que cette physionomie générale des rues ne présente pas de nuances; elles varient, au contraire, d’un quartier à l’autre. Dans celui de l’ouest, appelé TVest End, où, comme nous l’avons déjà dit, les rues sont plus belles, plus larges et mieux percées que dans l’est, le trottoir offre plus d’espace; il est plus doux et partout libre d’immondices; la population marche plus lentement, les maisons sont plus régulières, et quelques-unes ont même l’apparence de beaux édifices. C’est là, ou du moins sur la limite de West End, qu’est la rue du Piègent, ou Regent-street, dont une extrémité est l’analogue du Palais- Royal de Paris, rue qui, d’une percée récente, car elle est postérieure à 1816, a succédé, sous le rapport de l'élégance, a Bond-street, ancien théâtre des dandys et du beau monde, ainsi que des couilisanes. A l’est, ou dans la Cité, le trafic règne en des avenues étroites, étouflees, que tapisse une boue épaisse et noire, d’où s’exhalent des miasmes que l’indigène de Londres, si dédai-