‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 97 sur 110 · GG · texte numérisé non relu

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T.ONDRES.

lui-ci Line grande ressource en meme tems qu’une économie pour l’entrepôt et l’emmagasinage de ces mêmes marchandises. 11 ne les retire de ces grands dépôts qu’à fur et mesure de ses besoins; il paie alors le droit de douane, et peut, au moyen de garanties ou warrants, les mobiliser et les mettre en circulation. Ces warrants ou ordres sont délivrés par l’administration des docks, et transférables par voie d’endossement, comme les lettres de change. Si le propriétaire dispose d’une . partie de sa marchandise, il peut alors échanger son warrant contre d’autres qui lui conviennent davantage. En outre, l’administration des docks tient, pour les négocians, des comptes de dépôts ou cleposits, et reçoit les à -compte que l’acheteur est dans l’usage de verser sur sa facture; elle en fait écriture au profit du vendeur, et n’cxige pour cela qu’un dépôt constant de lo livres sterling, qui demeurent à sa disposition tant que le eompte courant du deposit est ouvert. La jouissance de cette somme paraît lui suifire pour ses frais d’enregistrement ou de tenue d’écritures.

Les droits de dock, variables suivant les provenances, sont d’environ 6 deniers ou Go centimes par tonneau à l’entrée, et autant à la sortie, pour les navires venant de France. A ces droits de navigation, il faut ajouter ceux du port de Londres, qui sont de 2 deniers et demi ou 2Ô

ccnlinics à l’cnlrce et autant à la sortie, pour les ports français de l’Océan, et de ^ deniers ou "3 centimes pour ceux de la Méditerranée. Il y a, en outre, les droits de phare et de pilotage, qui sont cxorbitans. En effet, un navire de moins de 5oo tonneaux et tirant i8 pieds et demi d’eau, doit payer plus de 2,5oo francs pour entrer dans la Tamise et sortir de ce fleuve. Ce sont des droits ruineux pour la marine marchande; souvent aussi, pour les éluder, les capitaines exposent leurs équipages à des dangers certains. Il n’est pas rare qu’un navire étranger périsse corps et biens, pour avoir voulu éluder de pareilles taxes. L’humanité s’élève donc de toutes parts contre des perceptions aussi funestes.

Détournons nos regards de celte plaie fiscale, et portons-les des immenses dépôts de marchandises destinés à la vente en gros, vers d’autres dépôts moins vastes, consacrés à la vente en détail, et désignés sous les noms de bazars et de boutiques ou magasins.

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