M. LE DOCTEUR GATA I
il VOYAGE A MADAGASCAR.
Indes, sont séparées par de larges vallées; elles cachent les hauts sommets des montagnes voisines sous un manteau de verdure. La largeur de ees bandes forestières est variable, assez étroite vers le sud et le sud-ouest, leur profondeur dépasse 100 kilomètres dans la province d'Anlongil et dans les districts voisins où la végétation atteint sa plus grande vigueur.
Dès que l'on a traversé cette ceinture boisée et que l'on s'avance vers l'intérieur, la grande végétation cesse tout à coup. Les hauts plateaux du centre de l'île, les grandes plaines de l'Ouest et du Sud sont en partie déboisés, de chétifs buissons, des arbustes rabougris ont remplacé les arbres séculaires des forêts du littoral; les monts élevés sont alors d'immenses masses rocheuses, et l'argile rougeâtrè dé leurs lianes est à peine recouverte par un maigre gazon.
Une vue générale de ee grand corps insulaire le présente doue sous des aspects différents, aussi convient-il de remarquer que, à côté île terrains propices aux cultures, de grandes forêts, de beaux plateaux que l'homme pourrait rendre aisément productifs, il existe de nombreuses régions stériles, des districts rocailleux, des sols ingrats, des contrées inhabitables, véritables déserts, dont la traversée n'a pas été sans nous offrir de sérieuses difficultés.
Presque tout entière située au nord du tropique du Capricorne. Madagascar est rangée dans les contrées chaudes. Mais cette classification n'est exacte que pour les régions côtières et les provinces d'altitude peu considérable. Son climat est très variable, il change dès que l'on s'élève vers les plateaux du Centre pour devenir presque tempéré dans l'Imerina et le Betsileo. A Majunga et à Tamatave, les chaleurs de l'hivernage sont pénibles à supporter en cette saison, la température à L'ombre dépasse souvent 30 et 35 degrés centigrades; par contre, sur les rivages méridionaux, dans les environs de Fort- Dauphin notamment, cette température maxima est rarement atteinte. Dans le massif Central le thermomètre n'atteint jamais de semblables hauteurs, il descend pendant la saison sèche jusqu'à 4- 3 et A degrés. J'ai vu dans les montagnes de l'Ankaralra des gelées blanches et j'ai ressenti souvent un froid très vif pendant les matinées brumeuses des mois de juin et juillet en pays Betsileo.
On a maintes fois reproché à Madagascar son climat meurtrier, on n'a pas craint de l'appeler le cimetière des Européens. Certes, si l'on compare ces régions avec les pays d'Europe et avec ceux qui sont situés sous des zones tempérées où la culture alleinl tout son développement, où les conditions hygiéniques générales sont satisfaisantes, on pourra admettre (pie la salubrité de Madagascar laisse à désirer. Mais une comparaison plus équitable tenant compte de la climatologie générale, de la situation géographique, de l'état des terrains, enlèvera bien vite à Madagascar cette réputation imméritée; elle est an contraire beaucoup plus saine que la plupart de nos colonies.
Les grandes maladies épidémiques, si redoutables dans les pays intertropicaux, ne se sont jamais montrées à Madagascar; la variole seule fait quelques ravages dans la population indigène. La malaria, celte lièvre de Madagascarsi tenace, ne se l'ail sentir que sous les formes ordinaires; si tous les Européens à leur arrivée dans le pays payent tribut aux miasmes paludéens ils s'acclimatent rapidement et peinent séjourner indéfiniment dans le pays. La lièvre malgache n'est dangereuse que pour un petit nombre d'individus, chez lesquels une disposition spéciale, un étal morbide antérieur, des conditions de Aie déplorables, annihilent toute résistance.
Les Sèvres existent dans toutes les provinces, engendrées en plus ou moins grande quantité par les miasmes palustres qui se développent dans les marais el les rizières; bénignes en général dans l'intérieur des terres et sur les hauts plateaux, elles frappent plus durement dans les zones chaudes du littoral, où les lagunes nombreuses el surtout les nappes d'eau souterraines, situées entre la couche arénacée supérieure et le sous-sol argileux, offrent au développement des germes paludéens les conditions les plu9 favorables. C'est du reste celle plus grande fréquence de la lièvre sur les cèdes de l'île qui avait fait supposer autrefois que l'île de Madagascar était inhabitable pour des Européens.
Au xvii siècle, de Flacourt et ses successeurs évaluaieni à quelques centaines de mille le chiffre total de la population mftdécasse. Depuis celle époque jusqu'à ces dernières années, les voyageurs et les
géographes qui se sont occupés de cette question onl beaucoup varié dans leurs évaluations, el il faut arriver jusqu'à l'année 1869 pour avoir une notion assez précise du nombre d'habitants de Madagascar, estimé par M. Grandidier à quatre ou cinq millions. Néanmoins celle évaluation me semble encore faible et, d'après les calculs approximatifs qu'il m'a été possible de faire, je serais porté à croire cpie le nombre total des habitants de cette grande île dépasse 7 500 0110.
Le peuple malgache n'est pas homogène, cl ses origines sont variées. Malheureusement des documents font encore défaut pour reconnaître d'une manière certaine les diverses races qui l'ont formé. Du moins, il existe sur ce point de grandes probabilités, qui reconnaissent pour base un idiome spécial adopté en partie dans toute l'île, «les usages el des coutumes, des légendes el des traditions, enfin , que les caractères ethnographiques et anthropologiques des indigènes viendront changer en certitude. On ne peut dés à présent émettre que des hypothèses plus ou moins plausibles sur les premiers habitants de l'île, les Vazimba; celle race primitive semble avoir disparu presque complètement. Je ne mentionnerai, que pour en nier l'existence, la fameuse tribu des Pygmées décrite dans l'ouvrage de Flacourt en 1631.
Actuellement il csl incontestable que la plus grande partie de la population malgache a élé constituée par des immigrations asiatiques el polynésiennes. A ces noyaux se sont réunis de nombreux contingents amenés soit par 1rs hasards de la navigation, soit par les besoins de leur commerce sur les rivages de la grande île. Ces gens venaient quelquefois de fort loin. C'est ainsi qu'il est facile de reconnaître chez, un grand nombre de naturels le type africain, le type arabe ou sémite, cl même le type européen.
A une époque plus récente, il y a environ trois cents ans, une immigration assez importante, venue selon toute probabilité de la presqu'île «le Malacca, ou de l'archipel Malais, ;i encore ajouté un autre élément à la population malgache, je veux parler des Anliinerina ou Hova. Dans le principe, celle tribu étrangère a été mal accueillie par les races autochtones, elle a dû se réfugier dans l'intérieur de l'île, sur les hauts plateaux où un climat plus dur, une terre moins fertile, des conditions d'existence plus mauvaises, la mettait dans une situation défavorable. Cependant celle tribu issue d'une race supérieure devait triompher bien vite de ces difficultés. Il est juste d'ajouter qu'ils onl été puissamment aidés par l'appui de l'Angleterre, heureuse de soulèvera Madagascar des embûches aux visées françaises; la
vérité m'oblige aussi à dire qu'ils onl été égale ni soutenus par la France qui, trompée par ses agents,
trompée par des relations fantaisistes, a jusqu'à ce jour soutenu les Anliinerina à Madagascar. Celle politique illogique incombe tout entière à l'administration des Affaires étrangères el aux premiers résidents généraux que noire gouvernement a envoyés dans la grande île africaine. Les missionnaires protestants cl catholiques onl puissamment contribué eux aussi à agrandir la puissance de-- Anliinerina. Les premiers faisaient le jeu de l'Angleterre; les seconds, aveuglés par leur croyance, s'imaginaient qu'en adulant les vainqueurs les vaincus viendraient à eux.
Grâce à toutes ces circonstances, les Anliinerina onl rapidement interverti les rôles. De parias qu'ils étaient, ils se sont faits conquérants, cl, après avoir agrandi considérablement leur territoire, soumis à leur domination les tribus de la côte orientale et du sud des hauts plateaux, réduit en vasselage les peuplades du Nord cl du Nord-Ouest, ils oui l'ail reconnaître leur suprématie dans l'île presque tout entière. Aujourd'hui les deux tiers des territoires de Madagascar sont administrés plus on moins directement par le Gouvernement de Tananarive.
Il est assez difficile, au milieu de ces mélanges, de ces croisements qui augmentent sans cesse par des alliances entre tribus voisines, el par des apports étrangers fort nombreux venus plus particulièrement de la côte de Mozambique, de discerner entre elles les diverses peuplades de Madagascar. Cependant en s'appuyant surtout sur leur lieu d'habitat, leurs coutumes particulières, leurs vêtements el leurs parures, leurs usages ethniques en un mol, on peut diviser les populations madécasses en trois groupes principaux.
Le premier groupe qui a pour type le Sakalava est celui dans lequel on retrouve le plus fréquemment les caractères africains. Ce groupe comprend toutes les tribus Sakalava qui habitent le versant occi-
dental de l'île depuis le cap d'Ambre jusqu'à l'embouchure de l'Onilahy. On a multiplié comme à plaisir les divisions de celle grande famille Sakalava dont le type est cependant bien tranché et bien caractéristique. Parmi les principales de ces subdivisions il me l'aul citer les Mahafaly, les Fierenana, les Menabe, les Boëny el les Antankaraha, mais ces noms désignent plutôt des provinces que des divisions ethniques bien tranchées. 11 l'aul ajouter à ce premier groupe malgache qui comprend la totalité des habitants des rivages du canal de Moçâmbique, des tribus fort peu connues jusqu'à présent, qui, cantonnées au sud du plateau central et au sud-est, doivent être rattachées aux grandes familles Sakalava. Ces tribus du Sud que je rangerai donc dans le premier groupe ethnique malgache sont : les populations Bara, les (Tribus Antandroy, et les peuplades Antaisaka.
Le deuxième groupe ethnique de Madagascar comprend les tribus qui habitent le massif central; elles sont au nombre de deux : au nord les Antimerina, au sud les Betsileo.
Le troisième groupe ethnique de Madagascar est formé des populations de la côte orientale. Parmi elles, il convient de citer, en allant du nord au sud, les populations Betsimisaraka et les peuplades Antanosy, plus éloignées des rivages de la mer des Indes; il l'aul mentionner dans ce même groupe les Antsihanaka, les Bezanozano et les Tanala.
Ces dix tribus dont je viens de parler et que j'ai classées en trois groupes n'occupent pas, comme on serait tenté de le croire, îles contrées nettement délimitées. Lue certaine partie de ces peuplades, sans avoir à proprement parler des habitudes nomades, se déplace volontiers el, chassée par de turbulents voisins ou refoulée par les empiétements d'une tribu plus forte, va loin de son lieu d'origine chercher des emplacements plus favorables pour édifier ses villages, faire paître ses troupeaux de bœufs et cultiver ses rizières. Il en est de même de certains groupes d'individus qui, tentés par l'appât du gain, en voulant fuir un sort trop misérable, quittent leur village el s'en vont chercher fortune ailleurs, souvent sans esprit de retour; c'esl ainsi que dans le premier cas le voyageur rencontrera par exemple sur les bords de l'Onilahy des Tanala et des Antanosy établis en grand nombre; ces derniers ont quitté leur patrie, le pays de Tolanara, lorsqu'il fut occupé en partie par les Antimerina en 1845. Dans le second cas, il ne faudra pas s'étonner de rencontrer des bandes nombreuses d'Antaimoro sur les bords du Betsiboka, et des indigènes de Fort-Dauphin dans les environs de Tamalave. Les Antimerina se rencontrent également en plus ou moins grand nombre dans beaucoup de régions de l'île, soit pour aller faire du commerce, soit pour satisfaire aux obligations de leur politique. C'est ainsi qu'ils ont construit des villages fortifiés, des postes militaires qui relient leur pays à leurs établissements côtiers, et qu'ils ont fondé de véritables colonies sur les rivages les plus éloignés, emmenant avec eux en plus ou moins grand nombre des Betsileo, des Betsimisaraka et d'autres représentants des races soumises. 11 faut donc tenir compte de ces émigrations de groupes d'individus et de peuplades entières, pour s'orienter dans ce mélange inextricable d'individus, de familles, de tribus et de races que l'on trouve partout à Madagascar.
De cette diversité d'origine du peuple malgache, découlent tout naturellement des variétés plus nombreuses encore dans les différents types individuels; aussi conçoit-on l'étonnemenl du voyageur qui vient de débarquer dans l'île, à l'aspect de ces physionomies étrangement dissemblables; ici l'Africain à la peau noire d'ébèné, à la toison laineuse, côtoie le Malais au teint jaune, aux cheveux plats el lisses; plus loin un bel Océanien à la barbe abondante, aux cheveux dressés marchera au côté d'un vrai sémite. Néanmoins, après un examen superficiel, on aura vile classé ces lypes disparates en trois catégories qiii correspondent justement aux trois groupes dont j'ai parlé plus haut '.
Il est évident que cette classification des peuplades madécasses n'est pas d'une exactitude absolument rigoureuse el que, en présentant au lecteur chaque type différent de toutes les tribus de Madagascar, j'éviterai toutes chances d'erreur. Q.uôi qu'il en soit, si je maintiens ces trois grandes divisions dans les peuplades de Madagascar, c'est parce qu'elles correspondent à des groupements naturels, à îles usages
I. Il ne faut pas oublier aussi que l'esclavage, cette institution barbare si répandue à Madagascar, surtout chez les Antimerina, vient encore augmenter relie confusion de types individuels dans la grande île africaine.
communs que toul voyageur à Madagascar aura vile fait d'observer. C'est ainsi par exemple que j'ai placé les Bara à côté <les Sakalava. Je reconnais que ces deux tribus ont un type général quelque peu différent, mais les traits généraux sont les mêmes, les coutumes sont identiques ou absolument analogues, pour toutes ces raisons il me semble juste de placer le Bara à ccMé du Sakalava tout autant qu'il faut l'éloigner du Betsimisaraka. Les deux premiers groupes ethniques et surtout le second qui comprend les Anlimerina et les Betsileo sont absolument nets. Cependant pour le troisième qui comprend les populations du littoral de la mer des Indes et auxquelles j'ai rattaché les tribus Antanosy, il n'offre pas la même homogénéité à cause justement de l'adjonction de ces Antanosy. Cette tribu, sous bien des rapports, se différencie complètement des autres peuplades madécasses.
Le premier groupe ethnique de Madagascar que j'appellerai le groupe Sakalava comprend des Malgaches à cheveux crépus, d'une stature élevée; leur vigueur se devine aux attaches puissantes de leurs muscles; le front est bas et fuyant, le nez écrasé, les lèvres charnues. La barbe est rare. Ils ont la peau noire, cependant celle teinte présente chez certains indigènes de*- Ions plus clairs. Ce groupe ethnique de Madagascar est celui qui présente le plus des caractères africains; ils aiment beaucoup les parures de verroterie, les colliers de perles, les boucles d'oreilles, les bracelets. Ce groupe ethnique est le plus guerrier des Malgaches, il fournil presque à lui seul les populations insoumises aux Anlimerina. Les hommes se roulent autour des reins une pièce d'étoffe qu'ils nomment salaka ou simbo, puis ils se drapent dans un lamba de cotonnade; le- femmes s'habillent d'un sac percé aux deux bonis qu'elles nomment simbo et se serrent affreusement la poitrine dans une sorte de camisole ajustée qu'elles appellent akanjo.
Le deuxième groupe esl caractérisé surtout par les Anlimerina. Les caractères malais dominent. Dans un corps d'apparence chétive, aux membres grêles mais bien proportionnés, l'Antimerina possède une force musculaire assez considérable, sa taille moyenne esl inférieure à la nôtre. Son visage ovale présente des traits réguliers, les pommelles sont saillantes il esl vrai, mais les yeux noirs et vifs ne sont pas bridés, le nez esl moins aplati el les lèvres moins épaisses que chez le-- autres groupes de l'île, auss1 la physionomie n'a-t-elle rien de désagréable, elle esl même fort belle chez certains individus. Sou teint est olivâtre, celle colorai ion plus ou moins foncée varie beaucoup, pour s'atténuer chez certaines personnes jusqu'à disparaître presque complètement. Son système pileux esl bien développé, il a la barbe fournie, les cheveux noirs, lisses ou ondulés 1res abondants.
Mais c'est encore au moral que ce groupe des Anlimerina possède, sur les autres Malgaches, une réelle supériorité. Ses facultés intellectuelles sont nombreuses, son intelligence esl vive et développée et il fait preuve en mainte circonstance d'un grand talent d'imitation. L'Antimerina d'un naturel gai et enjoué' esl un peu fataliste, l'adversité ne l'atteint pas. Poli, obséquieux même avec les étrangers, ses manières sont douces el affables, il pratique largement les lois de l'hospitalité. Il obéit aveuglément aux ordres de ses chefs, el respecte religieusement les lois du royaume. Apre au gain, désireux de s'entourer d'un confort inconnu aux populations barbares, il sérail excellent travailleur si un système de gouvernemenl illogique ne paralysait ses efforts. Malheureusement à ces brillantes qualités s'ajoutent les vices ordinaires des peuples primitifs, la duplicité et la mauvaise foi, l'hypocrisie, la cruauté, le pillage et le vol; ce dernier est considéré comme une action méritoire lorsqu'il s'exerce au détriment de l'étranger. En dehors de ces défauts innés. l'Antimerina a pris au 'contact des Européens un orgueil sans limites.
Les Malgaches du troisième groupe qui, parmi les habitants actuels de l'île, paraissent être les plus anciens, son! de taille plus élevée et de constitution plus robuste que les Anlimerina. Les traits du visage sont (''gaiement plus accentués; le nez aplati, les lèvres fortes, les yeux légèrement bridés; les cheveux noirs et épais sonl lisses chez les Antanosy, ondulés ou crépus chez les autres tribus, la barbe esl peu abondante. Enfin la coloration de la peau varie du jaune brun au noir. C'est chez ces tribus que l'on rencontre les plus fortement accusés, les caractères polynésiens.
«'.elle division des Malgaches en trois groupes que l'on pourrait appeler: groupe africain, groupe
malais, groupe polynésien, sans rire absolument à l'abri de toute critique, repose néanmoins sur des bases scientifiques indiscutables. Ce n'est pas ici dans un récit de voyage que je puis développer comme elle le mériterai! cette division ethnographique. Je prendrai un seul exemple entre les nombreuses données et les observations variées qu'il m'a été possible de l'aire pendant mes deux longs séjours à Madagascar. Parmi les caractères ethniques que peut présenter une peuplade, le type de l'habitation est sans contredit l'un des plus importants. C'est ainsi que nous voyons le premier groupe se loger dans des maisons édifiées au ras du sol en raphia ou en bararata et couvertes de feuilles de ravenala ou de satrana.
Le deuxième groupe habite des maisons édifiées en terre, ou loge dans des habitations construites en planches ou en madriers et couvertes en bozaka.
Le troisième groupe loge dans des maisons bâties sur pilotis et couvertes en feuilles de ravenala. Il me serait facile de multiplier ces exemples en choisissant les vêlements, les parures, les armes, les instruments de travail, mais j'ai hâte d'entrer dans mon sujet. D'ailleurs, j'aurai dans la suile maintes occasions de revenir sur ces questions concernant la géographie de Madagascar et la description de ses habitants.
Mis FIDELES A fANANARIVE.