‹ Voyage à PompéiChapitre 27 sur 31 · PRO ROG · texte numérisé non relu

PRO ROG

ASatrius Lucretius Valens et à ses enfants^ témoignage de reconnaissance.

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Forum marchand ^ ou place de la foire de Pompei.

Les deux théâtres sont contigus , ils se communiquent par un superbe et magnifique portique, que, jusqu'à présent, on a pris pour une caserne propre à loger des soldats. Des liens en fer, auxquels étaient attachés les ossements des pieds] de différents squelettes , et en outre quelques pièces d'armures et de cimiers qu'on a trouvés dans deux chambres voisines, ont donné lieu à cette opinion (i). iLes recherches que nous ^vous faites sur chacune des parties de ce grand édifice, nous ont convaincu que c'était le forum ou le lieu du marché de Pompéi (2).

(i) Dans une des chambres du Musée de Porlici , on peut voir cette espèce de lien de fer pour coutea'.r les prisonniers \ c'est uneiongua et double bande de fer, qui a, de distance en distance, vingt pointes avec autant de trous; on présent ; le pied du coupable pour l'enfermer dans l'intervalle d'une pointe à l'autre et ensuite un morceau de fer rond est passé transversalement par les trous , et l'extrénùté en est fermée avec une clef.

(2) Les Anciens l'appelaient fointm nundinariitin pour le distinguer àujorwn cmle, parce que dans ce lieu le jour des

Après avoir parcouru l'emplacement d'un bout à l'autre, encore divisés sur son origine, nous nous assîmes sur certains sièges qu'occupait, dans ce lieu, un poste de soldats vétérans préposés à sa garde; et ayant de là cou- .à temple tout l'ordre des colonnes et l'étendue ' du carré, je commençai par établir ce raison- ] nement. Dans toutes nos recherches de l'antiquité, Vitrnive doit être notre guide; nous devons nous appuyer sur son autorité, quand il s'agit de savoir le nom , l'usage et l'architecture des édifices des Anciens. Or, dans son Liv. V , il donne la description du forum nun- | dinarium , ou place de foire; ce devait être un parallélogramme j ou carré long, avec un double portique spacieux, orné de colonnes épaisses et de corniches de pierres ou de marbres. Sur chacun de ses côtés, devaient être disposées un grand nombre de boutiques, ou étalages de prêteurs, ou banquiers, de marchands de comestibles, de bouchers, de liquoristes et autres en tout genre. A la hauteur où se termine la voûte , régnait un grand balcon

marchés, chaque neuvième jour, on y tenait des foires aux quelles concouraient les communes voisines. De cette espèce étaient les forum Jppii, Claudii, elc.DansPolletius, il estfait mention àujbrum romain : voyez Pitiscus, au mot nundinœ.]

avec son parapet eu forme de loge en bois, par le moyeu duquel on pouvait faire le tour de l'édifice, et d'où l'on se dirigeait, par diflereuts passages , dans les chambres hautes , ou cœnacula j correspondantes aux boutiques du rez-de-chaussée. Enfin Vitruve énumére quels différents yb/-i//7z devait avoir une grande ville, suivant les difiérents genres de marchandises qu'on y étalait. Aiusi à Rome, il y avait les forum argeiitariuni ( où se tenaient les argentiers )■, boarium ( foire à bœufs )j olitorium ( le marché des jardiniers )•, suarium ( celui des porcs ) -, pistorium ( celui des boulangers ) -, et d'autres avec leurs noms particuliers. Et il remarque expressément que ces établissements à l'usage du public , sont placés prés des théâtres, des basiliques, des tribunaux , de la caisse de la trésorerie et des prisons. Les négociants et toute la population même, dans un temps de pluie, se transportaient sous ces arcades. C'était un point très-important que la caisse de l'épargne fût placée dans le forum ^ comme dans un lieu où se passaient les contrats, où se trouvaient les tabellions et les notaires toujours prêts à vous offrir leurs services. Dans l'hôtel de l'épargne, non seulement on conservait le trésor, mais encore les actes publics, les décrets du sénat.

les statuts municipaux et colouiaux, et tous les actes privés, au moyen desquels les citoyens contractaient. C^^ar, suivant le récit de Suétone, livra au feu tous les registres contenant le catalogue des obligations qu'il trouva dans l'hôtel de Y épargne, afin d'ôter par ce moyen aux créanciers toute faculté d'opprimer les pauvres débiteurs \ peut- être aussi pour attirer ces derniers dans son parti? c'était la classe la plus nombreuse du peuple romain. Prés de là , étaient placés Thôtel de la monnaie, les greniers d'abondance , les fonderies et les arsenaux que Vitruve recommande d'établir dans une situation forte , aarec un poste de soldats. D'après ces instructions que nous donne Vitruve, il ne nous sera pas difficile de définir à quel usage avait été construit ce grand portique de Pompéi, et de reconnaître \e forum qu'il désigne... Cette citation achevée, nous nous levâmes et portâmes notre application à bien examiner chacune de ses parties.

Voilà une enceinte en forme de carré loug , ayant cent pas, à peu près , sur soixante , dont le milieu forme une place étendue et spacieuse. Cette place est flanquée de chaque côté par vingt-deux colonnes d'ordre dorique, en partie rondes en partie cannelées, ayant dans chaque

extrémité dix-sept colonnes, en y comprenant celles des angles. Ces colonnes sont de pierres volcaniques, recouvertes eu stuc, avec un fond rouge ou jaune, comme toutes les autres colonnes de Pompéi. Un grâud portique étendu sur les quatre côtés de la colonnade, abritait un grand nombre de chambres basses, destinées à faire des magasins et à placer les marchands. L'une "de ces chambres nous parut avoir été employée à une manufacture de savon ; une autre contenait un moulina grain-, une autre, une presse propre à faire couler l'huile (i). Du

(i) Une presse semblable fut découverte dans les fouilles faites à Stabie ; le marquis de Grimaldi en donne la description dans un opuscule imprimé en 1783, in-Zj". de 71 pages. Les académiciens d'Herculanum en parlent égalemeut dans la préface du volume consacré à| traiter des éclairages. Ce volume est orné de dessins relatifs à chaque objet..,. Voici la description de cette machine :

« La presse consiste dans un bassin circulaire en pierre, éga-

.. « lement creusé , de quatre palmes de diamètre environ ; au « milieu de ce bassin est établi un cylindre quia un pivot droit « dans son centre. DeUX roues en forme de segments de « sphère, avec un trou carré au centre ou l'on ajuste un levier, « s'élèvent au-desfus. Pour presser, et obtenir l'huile, il ne fallait « que mettre les olives dans le bassin et faire tourner les deux « roues par le moyen du levier. » C'était là le trapetum l'iisti'uctum, la meule avec son appareil , formé de pierres ou de laves pompéiennes dont parlait Catoi. On peut voir cette machine au IVIusée-îlo3'al. Déjà dans le ro3'aunie de Naples quel-

j ques-unes sont établies sur ce modèle pour Tubage du public.

côté du levant, nous comptâmes neuf chambres, non compris des emplacements larges et couverts, qui servaient probablement à placer les bêtes de trait ; il y en avait autant du côté opposé. Douze chainbres au nord et douze au midi pouvaient se distinguer encore. C'est dans les dernières de ces chambres , dans celles qui formaient l'angle , que l'on a trouvé les fers et les ceps qui avaient été les instruments de torture des malheureux, dont les squelettes furent recueillis dans ce lieu. C'était là la prison dont parle Vitruve. La pluie de cendres du Vésuve enveloppa nécessairement ces détenus : > des soldats qui étaient de garde prés d'eux, ne purent non plus l'éviter. On trouva les armures et les cimiers de ces derniers. Sur l'un de ces cimiers Ja prise de Troye était ciselée -, et l'on déterra en outre, de ce corps-de-garde, une trompette en cuivre , qui se terminait par six flûtes en ivoire.

De cet ordre de chambres inférieures , on montait à l'étage supérieur. Suivant le plan de Vitruve, et par le moyen d'une tribune eu bois en manière de balcon, on communiquait autour du portique avec tous les appartements qui y correspondaient.

On ne voit plus de l'édifice que nous venons

de décrire , que le plein-pied. Toutefois la colonnade se remarque encore, mais les portiques et rétage supérieur sont renversés. Du seul côté du midi on distingue encore suffisamment de restes pour pouvoir être certain que cet étage existait, et pour en reconnaître le dessin et l'architecture. D'après ce point de comparaison, les chambres ont été refaites avec des fenêtres correspondantes sur la rue 5 et l'on a recomposé cette galerie en bois, qui servait de pallier, pour s'y introduire. De ce lieu élevé , ou aperçoit toute l'étendue de la , place, qui devait être fort belle, lorsqu'un peuple nombreux et \qî, étalages de boutiques de tout genre la rendaient en même temps riche et animée.

Tandis que nous étions occupés de cet examen, le chevalier nous montra une des plus curieuses antiquités que renfermait Pompéi. Ce sont des inscriptions faites au taillant du ciseau sur l'enduit coloré de la neuvième colonne du côté du levant : VIII Kal. Feb IL II II. V. Tabulas positas in muscario CCC. VIIIÎ. SS. CC. ce XXX.

Nous ne pûmes deviner quel était ce jyiuscarium y dont les tables ou les écritures avaient été tirées. On voit ensuite un gladiateur, tracé

avec un stylet, qui se bat, et prés duquel il est écrit X. X. Valerius. Il y a encore d'autres inscriptions, sur le reste de la colonne, que nous négligeons de transcrire.

C'est ici le terme des monuments de Pompéî, découverts du côté de la mer j car, immédiatement après eux, on tombe dans la route royale moderne, dont nous avons parlé au commencement de cet ouvrage , et que nous croyons être construite sur uue partie du mur de l'enceinte de la ville.

Amphithéâtre .

Après avoir observé les deux théâtres et la place marchande, nous traversâmes la voie consulaire, en franchissant les trois pierres; et après une courte traversée dans la campagne du côté de l'orient, en passant près du Cassino d'amore ( maison de l'amour ), nous arrivâmes à l'amphithéâtre. Ce noble édifice avait été découvert depuis long-temps du faîte jusqu'au premier étage; et ensuite il avait été rechargé de décombres. Présentement il est entièrement nettoyé; et c'est le plus beau monument de Pompéi.

A peine y eûmes-nous porté le pied, en mesurant des yeux sa vaste circonférence, que l'étranger nous raconta la terrible mêlée qui eut lieu dans son enceinte du temps que L. Fonteius et C. Vipstaniis étaient consuls à Rome, et dont parle Tacite dans le Liv. XIV de ses annales. « LivineiusRegulus, pour faire quelque » chose d'agréable au peuple, donna, dans cet )) amphithéâtre, un spectacle de gladiateurs,

» qui attira une grande foule des habitans de M Nocere , colonie voisine. Tandis que l'on » paraissait n'être occupé que du spectacle , » une querelle, presque sans cause, prit nais- M sance entre les deux peuples j et, passant des » injures aux pierres et aux armes, la mêlée { » devint si affreuse , que plusieurs des habitans » de Nocere perdirent la vie sur le champ de » bataille : plusieurs furent écrasés, et une M grande quantité demeura estropiée. Le sénat » » romain , informé de cet événement , exila » » Livineius , défendit qu'on donnât des spec- » tacles pendant dix ans, et abolit les corpo- » rations qui existaient à Pompéi ». Par ce fait, ajouta l'étranger, non seulement nous sommes informés de l'existence de cet amphithéâtre , mais encore des accessoires, et loges secrètes, qui y étaient pratiquées, et dans lesquelles peut-être la contestation sanglante avait pris naissance...

Indéfendamment du récit de Tacite, reprit le chevalier, on ne pouvait pas douter de l'existence d'un amphithéâtre à Pompéi, depuis que, dans les affiches, on a eu occasion de lire l'annonce des combats de Gladiateurs et de la Chasse. Ces spectacles atroces ne se donnaient que dans les amphithéâtres...

Si, dans quantité de coutumes, dit la danje, j'ai eu lieu d'admirer les Anciens, je ne puis m'empêcber de les blâmer à l'occasion de celleci... Combien était grande leur cruauté d'aimer à voir deux infortunés se battre, se déchirer, se tuer? Ils repaissaient leurs yeux du sang qu'ils répandaient, et faisaient leur récréation de la mort... Sur ce point, la dépravation, répliqua le chevalier, fut portée à un tel excès chez les Anciens, qu'il y avait des peines établies contre un gladiateur qui n'aurait pas couru avec prestesse sur le fer de son adversaire, ou qui aurait témoigné quelque regret de perdre la vie. Sénèque rapporte, dans sa Vil Epître , quels cris inhumains partaient du milieu du peuple, s'adresisant aux correcteurs, lorsque quelques gladiateurs montraient de la timidité : Occide , lire, verhera. Quare tam timide incurrit in ferruin? quare parum audacter occidit ? quare parum îihenter moritur ? « FaiteS'le » mourir , brûler, fouettez-le. Pourquoi s'a- » vance-t-il avec timidité contre le fer qu'on 5) lui présente ? pourquoi hésite-t-il ù tuer son » adversaire? pourquoi ne meurt-il pas de bonne » grâce?... » En somme, le peuple voulait voir mourir, mais mourir avec contentement, sans regret, avec le sourire sur les lèvres. Peut-on

rien imaginer de plus barbare , de plus atroce ?. . . Eh bien, c'était cependant là le spectacle qui récréait davantage ces populations de l'Italie ! C'était ce spectacle qu'on aunonçait comme le

plus grand divertissement du monde! Vous

serez encore plus surprise , madame, si, en remontant à l'origine de l'établissement d'un tel spectacle , vous découvrez que ce sont les Campaniens qui en sont les auteurs : les Campaniens , nos compatriotes si renommés par leur mollesse et leur galanterie. C'est sur ce sol que se sont formées ces réunions de gladiateurs, que l'on désignait sous le nom de famille. C'est de leur sein que sortaient ces victimes infortunées, qui devaient servir de spectacle à tous les amphithéâtres... Vompéi avait son école de gladiateurs : nous avons vu sur les inscriptions qu'il était fait mention de la famille de gladiateurs de Popidius Riifus, de celle ^Ampliatus. Joignant l'orgueil à la faiblesse, ce peuple croyait se venger des Samnites , leurs implacables ennemis, en faisant comparaître, dans l'arène , des gladiateurs armés à la manière des Samnites, c'est-à>dire ayant un bouclier, qui paraissait d'or, portant des guêtres et ayant en tête un casque surmonté d'une aigrette. Ils se figuraient alors voir des Samnites, et ne

les désignaient que sous ce ni,m (i). Leur férocité ne se borna pas seulement à placer cette récréation dans les amphithéâtres^ comme faisaient les Romains -, ils voulurent encore qu'un aussi noble divertissement eût lieu dans leurs maisons, et ils ne donnaient pas un repas solennel, sans que les verres et la table ne fussent arrosés du sang d'un, deux ou trois couples de gladiateurs qu'on faisait battre (a). Silius en parle comme d'une chose horrible.

Quin etiam, exhilarare viris convivia cœde, Mos olim , et iniscere epulis spectacula dira Certantum ferro , et sœpe super ipsa cadentum Pocula, respersis non parco sanguine inensis.

Bien plus ^ c'était une coutume antique d'égayer les

festins par des scènes de carnage , et de mêler aux

repas le tragique spectacle de gladiateurs , combat

tant à outrance , tombant quelques fois sur les

tables et les coupes des cojwit^es, et les inondant de

Jlots de sang.

(i) Campani ab superbiâ et odio Samnitium , gladiatores (quodspectacuium interepulaserat),eo ornatuarinaruot> Samnitium que nomine appellarunt. Tit.-Lw. , lib. IX , cap. 4o.

Les Campaaiensparorguilet par haine des Soinnites , re\'etalent des armes et du nom de ce peuple , des gladiateurs qu'ils allaient coutume de faire combattre pendant leurs repas.

(2) Eo lusuprovccti suntCauipani, ut couvivas vocarent ad

La chasse , reprit le chevalier , qui se donnait aussi daus l'amphithéâtre, u'était pas uu spectacle moins barbare ni moins atroce que celui-là. Dans les affiches trouvées à Pompéi, ce genre de spectacle paraît donné au peuple aussi fréquemment que le combat des gladiateurs. On faisait sortir en liberté de leurs voûtes ou ca^es , des bêtes féroces ; et on contraignait un infortuné à combattre contre un ou deux de ces animaux furieux... Pour donner l'aspect d'une campagne à l'arène, on avait soin d'j' ficher des arbustes et des plantes de différentes espèces, qui figuraient un bosquet \ ce qui faisait de l'amphithéâtre un site tout- à-fait ressemblant à celui d'une chasse. Là les bêtes féroces entre elles, ou les bêtes féroces contre les hommes se déchiraient, se mettaient en pièces, se tuaient-, plus la joute était ensanglantée, plus le peuple y prenait plaisir, redoublait d'applaudissements, battait des mains... La dame témoigna beaucoup de sensibilité à ces

iiaria gladiatoria, quorum numsrum pro dignitate cujus que conviviiaugebaat, minuebant ve. Strabon , lib. V.

Les Campaniens sont annvcs à ce point de luxe, qu'ils introduisent dans leurs salles defistins des couples de gladiaLeuTs, dont le nombre augmente ou diminue suivant le rang ou la dignité des convives.

récils, plaignit le sort de ces victimes infortunées, traitées par les Campanieus civilisés, comme si elles n'étaient pas de l'espèce humaine-, et ne pouvant plus soutenir ce récit, elle se répandit en observations sur le grandiose de l'édifice.

L'amphithéâtre présente la figure ordinaire d'une ellipse, ou de deux théâtres réunis avec leurs parallélogrammes. Il est appuyé d'un côté à la colline, sur laquelle s'étendaient les murailles d'enceinte de Pompéi -, et de l'autre , il est terminé par des arcades et des pilastres de forte construction . On remarque autour de cette enceinte , des escaliers placés de distance eu distance, pour monter à une grande terrasse, ou passage découvert, construit sur le tour extérieur de la seconde enceinte qu'occupent les spectateurs. De là on montait aux étages supérieurs, composés d'arcades en brique destinées aux femmes et au peuple.

On pénétre dans l'amphithéâtre par deux grandes entrées en forme de portique , outre quelques autres secrètes. La première, et la plus noble, regarde le nord-, elle offre une descente dans l'arène par un chemin voûté et incliné j 1 autre entrée, opposée à celle-ci, est transversale, et se termine après avoir fait un

détour. De l'un et de l'autre côté de l'arcade, servant à la première entrée^ l'inscription, que je rapporte, se trouvait placée; elle est à présent transportée au Musée Royal : on y remarque que les Duumvirs, dont elle livre les noms à la postérité, sont les mêmes qui ont fait élever le théâtre couvert, et on y lit, comme une chose digne d'être notée , que ce sont eux qui ont atïecté irrévocablement le fonds du terrain à ces spectacles-, d'où il suit que, précédemment, il ne leur appartenait pas. Ce fut peut-être là l'objet de la contestation entre les colonies romaines et les habitans de Pompéi, dont nous parlerons plus tard.

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