CHAPITRE IX
Moult Aga pille Monrgoala et quelques autres villages. — Moktar et plusieurs de ses frères marchent sur Kouniakary. — Assa Mady, chef de Kouniakary. — Il reçoit bien les enfants du prophète. — Les fils du prophète marchent sur Nioro. — Richesses de Nioro. — Moustaplia prévient Ahmadou. — Le tau est mis au pillage. — Ahmadou vient avec son armée. — Son arrivée à Nioro. — Comment il traite ses frères. — Moktar quitte Nioro et pille le village d' Ahmadou. — Abibon entre en campagne. — Entrevue des frères révoltés. — Les révoltés courent le pays. — Combat dans le Kaniarémé. — Deux mots d' Ahmadou. — Ahmadou prend soin de son frère Moumirou. — Diplomatie d' Ahmadou. — Ahmadou prend Moktar et A hibou et les met aux fers.
Abibou, l'aîné de ces princes, à la fois fils du prophète et d'une fille de sang royal, était adulé de tous. Moktar et Mamadou sont ses fi'ères utérins. Leur mère, en sa qualité de princesse, a le pas sur toutes celles des autres femmes d'el Aguy qui sont reléguées à Dingraye.
Quand Abibou passe quelque part, les griots lui chantent : Négué tégtié négué (tu es le fer qui coupe le fer).
En 1869, ces princes se crurent en âge d'agir.
Moult Aga faisait alors le marabout. Dès son jeune âge, il avait parlé de guerre sainte. Comme ses fi'ères, il croit que l'heure est venue pour lui d'agir, c'est-à-dire de prendre les armes et de continuer de son mieux la tradition paternelle. Il se met donc à la tète de quelques partisans, marche sur Mourgoula, livre quelques combats heureux et pille, comme infidèles, les habitants des villages voisins.
Si Moult Aga n'avait fait que voler des poules on l'aurait condamné comme voleur; mais il a pillé des villages et, en Afrique comme en Europe, l'homme qui pille des villages est en voie de devenir un héros.
Les lauriers de Moult Aga troublent le sommeil de Moktar. « Quoi, dit celui-ci, des fils de captives soutiennent l'honneur de » notre père, et nous, fils de princesses, nous ne ferions rien ! »
Lui aussi va faire quelque chose. H réunit une bande de gens de sac et de corde, prend avec lui ses frères Moumirou, Bacirou, Amidou, Daye, Daha et se présente, au mois de février 1870, devant Kouniakary.
Le royaume de Diombokho, dont Kouniakary est la capitale, a pour chef Assa-Mady, talibé, ancien captif d'el Aguy, et nommé par le prophète.
Assa-Mady, est un homme tranquille, modeste, qui sait faire vivre en paix les divers pays de son commandement *(le Sera, le Sorma, le Tringa). Il entretient de bonnes relations avec le poste de Médine et avec notre allié Sambala, roi du Khasso. Parce qu'il est captif, les gens de Kouniakary ont pour lui peu de respect ; mais comme il est bon et généreux, il est obéi du reste du Diombokho.
Ce pays marécageux n'est habité que par des Foulbé, des bergers du Bondou et des pêcheurs du Foutah, tous gens de basse extraction « dont la science », disent les indigènes, « ne dépasse pas l'ombre du nez ».
Assa-Mady et les gens de Kouniakary, heureux de voir des enfants du prophète, font à Moktar et à ses frères l'accueil le plus empressé, et quand Moktar demande une armée, ils se lèvent en masse.
A la fin de février 1870, Moktar se met à la tête de ses bandes, prend Nafadjii (qui ne se trouve pas sur la carte), village bambara insoumis, le détruit, envoie à Nioro son butin et se dirige sur cette ville.
Nioro, capitale du Kaarta, ancienne résidence des Massassis,
était un pays riche. Avant de partir pour Ségou, el Hadji Omar Tavait constitué fortement et avait mis dans sa dépendance le Diafounou, le Kaniarémé, le Djavara, le Kaarta-Bine. Pour chef il lui avait donné un talibé captif, Moustapha, homme intelligent, débonnaire, généreux, qui sut se faire aimer des bons, craindre des mauvais et respecter de tous. Des talibés d'el Hadji, appartenant aux plus grandes familles du Foutah, étant venus à Nîoro, attirés par la richesse du pays, durent, comme les autres, se soumettre.
Dans le tata de Nioro, comme nous l'avons dit, il y avait de grandes quantités d'or, de pagnes, de boubous, de burnous brodés de soie, de provisions de bouche, de fusils, de munitions, de sabres, de lances; quatre cents chevaux de pure race choisis un à un avec leurs harnais; quatre cents jeunes vierges choisies dans les innombrables captives de bonne famille et destinées à être données en cadeau.
Pour le prophète, tous les hommes sont fils d'Adam. Toutes les femmes doivent être filles d'Eve. L'esclave est sœur, en Eve, de la princesse qui lui donne des coups de fouet. Parmi ses petites captives, il y a des filles de roi. Qu'importe ! il les donnera comme il donne des chevaux et des boubous.
Moustapha administrait tout avec sagesse et augmentait chaque jour les trésors confiés à sa garde.
Q.uand il apprit l'arrivée de Moktar et de ses frères, il prévit que le tata allait subir un rude assaut.
Il ne pouvait songer à résister ouvertement à des fils de son maître, mais, fin politique, il envoie à Moktar une ambassade pour le complimenter et lui oflfrir dix chevaux magnifiquement harnachés, tandis qu'un courrier va presser Ahmadou de venir en diligence s'il ne veut pas trouver au pillage le tata si richement approvisionné par el Hadji.
Moktar se rapproche de plus en plus de Nioro. Ses dernières étapes sontGuemou, Tourda, Médina où des cavaliers lui annoncent que Moustapha vient le complimenter.
Moktar, sans s'arrêter à ce qu'on lui dit, regarde les chevaux de la petite troupe, les trouve de son goût, donne l'ordre aux cavaliers de mettre pied à terre, prend les plus beaux chevaux pour lui et ses frères et donne les autres à ses gens.
Les cavaliers sont furieux. En s'en retournant à pied, ils rencontrent Moustapha et lui content TafiFaire; celui-ci ne fait aucune observation et continue sa route.
Il se présente devant le pieux marabout. Il est humble et soumis, laisse démonter la plupart de ses gens, rentre tranquillement à Nioro avec Moktar et ses frères qui s'installent dans le tata.
Dès le lendemain, Moktar prend dans le tata, pour les offrir aux chefs de Kouniakary, trente vierges, des boubous, de l'or, etc. Il prend aussi ce qu'il juge nécessaire pour habiller splendidement ses soldats.
Il dispose de tout comme de son bien, plus libéralement peutêtre.
Après un séjour d'une semaine, il se rend à Kolomina en compagnie de Moustapha.
Cependant les courriers de Moustapha sont arrivés à Ségou. Ils ont vu l'émir et celui-ci a de suite réuni une armée ainsi composée :
Quatre cents talibés du Foutah armés de fusils doubles et de sabres, bien montés, bien équipés, et suivis chacun de deux ou trois captifs armés de fusils ;
Trois cents cavaliers auxiliaires Toulonga, Foulbé, armés de lances et de javelots ;
Trois cents auxiliaires Tourouba, Foulbé, armés de lances et de javelots ;
Quatre régiments de Softas de chacun 1500 hommes ;
Samba N'diaye avec une centaine d'hommes et deux canons ;
Les gardes du corps à pied au nombre de 500 ;
La maison royale, c'est-à-dire les compagnons de l'émir, composée de 200 cavaliers et 300 fantassins ;
Deux mille coraguis (i) ou captiÉs chargés et mille boeufs porteurs.
Tout cela forme un effectif de lo 300 hommes.
Ahmadou, à la tête de cette petite armée, passe le Niger à Yamina et se trouve, quinze jours après, dans le voisinage de Nioro.
Un soir, vers sept heures, Moustapha était enfermé dans une case avec Moktar, quand une voix lui dit, à travers l'huis : « MoustaphUy ton maître te salue et t'attend ; il est déjà à Tougouné ». Moustapha se lève aussitôt, sans même prendre congé du prince, saute en selle, court à Nioro, fait nettoyer la ville, prépare des tegements pour l'émir et son armée.
Le lendemain Moktar arrive à Nioro. Il est désespéré, car il comprend que l'arrivée d'Ahmadou est la ruine de ses projets. Il en repart vingt-quatre heures après avec ses frères et quelques cavaliers restés fidèles à sa fortune. Tous ses autres compagnons, qui promettaient de faire merveille, n'avaient eu garde d'attendre, pour fuir, l'arrivée d'Ahmadou.
Moktar rencontre à Nomo l'armée de l'émir et passe la nuit avec son frère.
Le lendemain, à sept heures du matin, tous arrivent à Nioro.
Le rusé Moustapha vient à pied, ainsi que sa suite, pour les recevoir.
Ahmadou s'établit dans le tata.
Quelque jours après il appelle Moustapha et lui donne l'ordre de rendre publiquement ses comptes.
Moustapha déclare tout ce qu'il a reçu de l'Hadji Omar, tout ce qu'il y ajouta et dit : « Tout est là, sauf ce qu'il a plu à Moktar de prendre ».
Ce prince, amené devant l'émir, est sommé de tout restituer immédiatement et d'envoyer chercher ce qu'il a fait porter i Kouniakary. Moktar s'exécute sans mot dire.
(1) Mage donne à ces servantes de l'émir le nom de Kountiguis.
Plus tard, Ahmadou somme ses frères et toutes les personnes présentes à Nioro de le reconnaître avec les gestes et les paroles de soumission en usage chez les Musulmans, de lui baiser la main, etc..
Bassirou et les gens du Foutah se soumettent ; Moktar, Daye, Daha, Moumirou refusent ainsi que les quelques Soni-nké et Diavandos qui les accompagnent.
Ahmadou rentre très irrité contre Moktar et déclare qu'il traitera comme rebelles ceux qui resteraient avec lui.
Le soir même, Moktar fait connaître à son frère Abibou, resté à Dingraye, les prétentions d' Ahmadou. Viens vite, lui dit-il, sinon Ahmadou va s'emparer de toutes les richesses laissées par el Aguy.
Moktar reste encore trois mois à Nioro et s'y fait même des , partisans ; comprenant enfin qu'il ne peut y prolonger son séjour, il part pour Kouniakary avec ses frères insoumis et une petite armée. •
Sur sa route, il ravage tous les villages fidèles à l'émir, notamment dans le Kaniarémé.
Abibou, de son côté, ne reste pas inactif. Dès la réception du courrier de Moktar, il se met en campagne.
Son armée se compose de 3000 hommes: 500 cavaliers et 2500 captifs armés de mauvais fusils, mal habillés, grossiers et indisciplinés.
n a, en outre, une cour nombreuse, aussi encombrante qu'inutile, composée de griots des deux sexes, de chanteurs et d'instrumentistes. Il a beaucoup d'or et s'en sert pour se faire des partisans. Ses flatteurs lui disaient depuis si longtemps qu'il était négué tégué négué que le pauvre homme avait fini par le croire, et il allait partout disant : « Ahmadou veut être seul héritier de notre père ; il verra que je suis négué tégui négué ».
Ces paroles arrivent à Nioro. Ahmadou affecte d'en rire et dit : « Si mon frère est négué tégué néguéy je suis le Djoli-ba qui engloutit dans ses abîmes le fer qui tombe dans ses flots ».
370 TROISlàME PARTIE. — CHAPITRE IX
Il est cependant moins rassuré qu'il ne le veut paraître. D fait courir les pays environnants, dit qu'on peut tuer Abibou sans rien craindre et permet même d'espérer une riche récompense.
Dès le début de la campagne, Abibou tombe malade et rentre chez lui où il passe la plus grande partie de l'année 1871. At mois d'août 1872, il se rend à Misra, village Foulbé, auprès de ses frères Moktar, Moumirou, Daha et Daye. Alpha Sega, interprète de Bakel et l'un des informateurs de Soleillet, raconte ainsi cette entrevue :
« J'avais été envoyé à Misra, par le commandant de Médine, i » la recherche d'un tirailleur qui venait de déserter.
» Ce jour-là, le caractère poulo m'a poussé à faire une chose » que nul n'oserait s'il n'est Poulo, Maure ou Blanc.
» J'avais quitté Médine accompagné de trois hommes : Sani- » bou, agent de place, un laptot du poste et mon garçon. C'était » au mois d'août, époque de Thivernage, et nous étions :\ pied » parce qu'on ne peut aller à cheval sur cette route.
» Le soir j'arrive à Kouniakary, très fatigué, ayant fait, pour » la première fois de ma vie, dix lieues à pied.
» Je ne trouve à Kouniakary qu'un seul chef important. Sire » Samba. Tous les autres, ainsi que les notables, étaient à Misra, » avec les princes.
» Ne pouvant pas avoir de nouvelles du tirailleur, je résolus » d'aller à Misra. Je demandai donc à Siré Samba s'il pouvait me » prêter un cheval et môme m' accompagner. Il me répondit : » « volontiers », et dès le lendemain nous quittions Kouniakary. » Nous étions en tout six cavaliers, Siré ayant pris sa petite » escorte. A midi nous arrivions à Misra.
» Les princes, enfermés dans une case, discutaient leur plan » de campagne. Nous ne pouvions les voir, et comme la chaleur » était suffocante, nous nous établîmes derrière le village, i » l'ombre d'un gros tamarinier.
» Vers deux heures, les princes sortent de leur case. Moktar » rentre à Kouniakary; Abibou et les autres sedirigentsur Nioro.
» A. la sortie d'Abibou, nous entendons un vacarme épouvan- » table de tabalas, de tamtams, des chants de femmes et » d'hommes.
» Abibou vient de notre côté. Nous sommes à cheval et nous » nous avançons à sa rencontre. A quatre pas de distance, mes » compagnons mettent pied à terre et vont le saluer. Moi, j'arrête » mon cheval et je reste immobile. Abibou me lance un regard » farouche, demande qui je suis et me dit :
— » Alpha, pourquoi ne me saluez-vous pas ?
— » Parce que je ne veux de vous ni honneurs ni deshonneur.
— » Que dites-vous là ?
— » Chez vous on descend de cheval pour vous saluer. Je ne » saurais le faire et je garde pour moi mes salutations.
» Tout le monde est étonné de mon langage. Abibou me jette » un regard méchant et part suivi de ses gens.
» Moktar arrive. Je lui touche la main, mais sans descendre de » cheval, et je vais passer la nuit avec lui à Kolomé. Le lende- » main, je rentre à Kouniakary et le surlendemain je suis à mon » poste, à Médine ».
Au mois d'août 1872, Abibou et ses frères quittent Misra et se dirigent sur Mounia où ils arrivent le soir même de leur départ.
Abibou commet la faute d'y rester quinze jours, ce qui donne le temps à l'émir de négocier avec les gens du Kaniarémé et de les lui enlever.
En quinze jours, les princes et leurs armées épuisent les ressources de Mounia, pillent, violent, exaspèrent la population.
Dans les premiers jours de septembre, quand il entre dans le Kaniarémé, où il espère trouver des alliés, Abibou reçoit défense de traverser le pays. Bien qu'il ait avec lui seulement 400 hommes, il dit qu'il va châtier ces téméraires et leur présente immédiatement bataille.
Ses fidèles n'ont jamais vu le feu et ne s'en battent pas moins comme des lions. Dans une lutte acharnée, qui dure de trois i six heures du soir, Abibou et les siens font des prodiges de valeur. Il
est blessé plusieurs fois ainsi que tous ses frères. Daye a le pouce mutilé. Moumirou reçoit un coup de feu en pleine poitrine et reste pour mort^ur le champ de bataille.
A la nuit, Abibou bat en retraite, crie trahison et vengeance et se rend à Kouniakary où il ne pense qu'à se fortifier.
Il envoie à Médine et à Bakel des hommes de confiance pour convertir en armes et en munitions tout For qu'il peut se procurer.
Les vainqueurs d' Abibou s'empressent d'annoncer leur victoire à l'émir Ahmadou. En public, celui-ci paraît se fâcher qu'on ait livré bataille à ses frères ; mais dans l'intimité il dit, en se moquant : « Abibou, ce négué îégué néguéy a trouvé des forgerons ».
Il fait transporter Moumirou à Nioro, le reçoit avec beaucoup de témoignages d'amitié, le loge à côté de lui, le fait soigner, lui prodigue des caresses, en public et en particulier, disant que toutes ces disputes sont des enfantillages et qu'il ne faut plus y songer.
Dans le même temps, l'émir charge Ahmadhou Moktar, roi du Faraboubou, Saada Bané, Dioubayerou Boubou, de se rendre à Kouniakary, avec deux cents cavaliers de confiance, de publier partout qu'il n'a plus de ressentiment contre ses frères, qu'il désire les voir et les traiter comme il a traité Moumirou. Ils ont ordre de voir en particulier chacun de ses frères, de les inviter à le venir voir séparément, d'insister tout particulièrement auprès de Moktar et d' Abibou. Pour les amener, les ambassadeurs pourront faire toutes les promesses, jurer sur le Koran, par leurs têtes et celles de leurs enfants, par le chef sacré d'el Hadji : le sultan Ahmadou prend tout sur lui et s'en arrangera avec Dieu.
Les émissaires partis, Ahmadou va camper avec toute son armée dans le Gadiaba où sont les villages Diavandos qui tiennent pour Moktar. Il peut, de là, couper toutes les communications entre Kouniakar}'' et le Kaana.
Après deux mois de vains efforts, les émissaires d' Ahmadou parviennent à décider Moktar. Celui-ci part avec seulement dix
cavaliers. Mais il a de Tor et compte s'arrêter chez ses amis de Gadiaba et y prendre une décision.
Les routes sont si bien gardées qu'aucun des mouvements d'Ahmadou n'a transpiré, tandis qu'il connaît, par ses espions, tous les mouvements de son frère. Avant d'arriver à Gadiaba, Moktar est pris dans une embuscade, mis aux fers et amené devant Ahmadou qui lui dit que c'est pour toute sa vie.
Abibou, ignorant de tout ce qui se passe, se décide, quinze jours après Moktar, à se rendre auprès d'Ahmadou.
Abibou, fier, orgueilleux, exigeant des marques publiques de respect, se laissant approcher ditBcilement, n'avait aucune influence sur les Noirs (i). Aussi Ahmadou le fait prendre, à Mounia, par des cavaliers qui l'amènent devant toute la population sur un tara, et le conduisent ainsi devant l'émir, qui le fait mettre aux fers comme Moktar.
Daye et Dara sont bien reçus et traités comme Moumirou.
(i) On ne saurait trop le répéter, si Ton veut avoir de Tinfluence, de Tautorité sur les Noirs de la Sénégarabie, il faut être simple, accessible, que Ton soit blanc ou noir. On se trompe quand on croit leur en imposer par de la hauteur et de l'apparat.
Médine, janvier 1881. P. S.