‹ Voyage à SurinamChapitre 12 sur 15 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

But de l’auteur. — Commerce des esclaves. — Exploitations industrielles. — Exportation. — Banque. — Pichegru.

Remerciment à MM. Madou et Lauters.

Comme nous le disions en commençant ce livre, nous n’avons pas prétendu écrire sur la colonie de Surinam un ouvrage de science et de spécialité. Nous n’avons voulu indiquer que ce qui nous a frappé en visitant cette partie si intéressante de l’Amérique, nous, simple voyageur, qui l’avons parcourue en observateur et en artiste , moins qu’en savant. Toujours le crayon à la main , nous nous sommes appliqué à reproduire tout ce qu’il y a de pittoresque et d’inconnu dans ce pays si vierge encore et si digne pourtant de l’attention de ceux qui, voyant se niveler chaque jour davantage les mœurs et les nationalités européennes, mettent de l’intérêt à l’étude de mœurs plus primitives, de nationalités plus intactes. Nous avons ainsi introduit le lecteur dans la partie de cette belle colonie à laquelle le nom de la Hollande est resté attaché. Nous lui avons déroulé en quelques pages l’histoire des vicissitudes que cette portion de la Guyane a subies. Nous lui avons décrit tout ce que cette nature opulente produit de choses, les végétations qui y croissent, les animaux qui sont là sur leur sol , les races humaines qui s y agitent. Nous n’avons pas oublié de lui parler de l’activité industrielle qui s’y révèle, ni des usages qui y régnent, ni des pratiques bizarres qui s’y perpétuent parmi les nègres colons et parmi ceux qu’on appelle nègres-marrons, population nomade des savanes. Nous l’avons introduit dans la maison du planteur , dans la hutte de l’esclave, dans le combé des missies. Nous avons pénétré avec lui dans les forêts des bosch-nègres et sous les huttes des Indiens. Toute cette nature, toute cette activité, toute cette vie, toutes les mœurs si piquantes, tous les costumes si variés de ces hommes, nous avons essayé de les traduire aux yeux du lecteur avec toute la conscience dont nous avons été capable. A coup sûr, la bonne volonté ne nous a pas manqué pour

cela, le courage non plus; car du courage il en a fallu pour courir les périls de nos excursions dans les inhospitalières et dangereuses solitudes, dont les Marrons et les jaguars sont a peu près les hôtes uniques. Nous serions heureux si nous avions réussi à donner, dans le cadre étroit que nous nous sommes tracé, une idée générale de la partie des Indes occidentales qui est demeurée à la Hollande. Au moins, nous pensons qu’ici se trouve pour la première fois réunie une galerie complète de vues, de costumes, de scènes, d’ustensiles et de curiosités naturelles de cette belle colonie.

Tout ce que nous avons dit, nous l’avons vu par nos yeux et sans aucune prévention, comme sans aucun parti pris d’avance. Tout ce qui nous a frappé, nous l’avons fait connaître à nos lecteurs.

Beaucoup de voyageurs se sont occupés, avant nous, de la Guyane hollandaise , et ont fourni des ouvrages où l’on pourrait trouver plus de science. Mais, à coup sûr, aucun de ces livres n’est plus consciencieux que le nôtre.

Presque tous ces ouvrages sont ou singulièrement incomplets, ou singulièrement faux , parce que la plupart des voyageurs s’y sont transportés avec des impressions toutes faites ou avec des préjugés qui ne leur permettaient pas de voir les choses dans leur véritable jour. Nous, nous n’avons apporté aucune sorte d’impressions dans notre voyage ; nous avons été les y recevoir.

Ainsi Stedman raconte que, de son temps, les plaines de Paramaribo étaient l’enfer des populations nègres, et il produit des détails de barbarie qui sont entièrement en dehors de la nature humaine. Nous , nous avons vu ces populations traitées avec la plus grande douceur. D’ailleurs , et c’est une justice qu’on

ne peut refuser aux Hollandais, peu de nations ont su établir

GG

leur autorité coloniale par des procédés plus sociaux et plus avoués de l’humanité.

Cependant , il ne manque pas de voyageurs qui répètent, ies exagérations de Stedman. Cet écrivain affirme avoir vu un malheureux esclave accroché par les côtes à une potence , et ailleurs une jeune fille de seize ans déchirée à coups de lanières. Il cite surtout le trait horrible d’une maîtresse créole qui , allant un jour en barge vers sa plantation, fut importunée par les cris d’un enfant qu’alaitait une esclave. Sans prendre en pitié les cris de la mère , elle saisit la pauvre petite créature , la plongea dans l’eau et l’y tint jusqu’à ce qu’elle fût noyée. On fouetta en outre la négresse pour quelle séchât ses larmes.

Toutes ces histoires, racontées avec de certains procédés dramatiques , peuvent plaire à quelques lecteurs et offi h de 1 intérêt à quelques lectrices dont les nerfs prennent plaisir aux émotions fortes et romanesques. Mais la vérité est là qui fait justice de ces pauvres moyens, et sa voix finit toujours par se faire entendre.

Aussi , l’on est déjà revenu de la plupart de ces contes atroces, et l’on ne croit déjà plus à ces fureurs dignes des siècles et des peuples les plus barbares.

Un des plus récents voyageurs français qui aient visité l’Amérique, s’exprime à ce sujet dans les termes suivants après avoir reproduit les anecdotes de Stedman : « Il faut croire que de pareils faits constituent des exceptions même dans la Guyane hollandaise. Pour ma part , sur toutes les habitations que j’ai visitées, je n’ai rien trouvé de semblable à ces barbaries stupides. Le rotin règne bien dans ces campagnes ; il y résume bien, comme ailleurs, toute la loi penale des nègres; mais, dans leur intérêt même, les colons n’en abusent pas. Les mêmes douceurs de position que j’avais remarquées aux Antilles existent pour l’esclave de Paramaribo. Il a aussi son petit jardin fruitier, sa case, son épargne, sa compagne d’infortune et ses enfants. »

Quand on compare le tableau que le même voyageur trace de la Guyane française avec celui qu’il fournit de la colonie de Surinam , on a lieu d’être frappé d’étonnement.

« Dans la première, dit-il, les cultures sont si ingrates et si peu productives que, çà et là, on peut remarquer des champs entiers dont la récolte pourrit sur l’arbre. L’indolence des naturels est, en outre , un obstacle à des travaux suivis et exécutés en grand. Presque tous les jours de l’année sont pour eux des jours de repos. Seulement, quand une famille veut faire un abatis, elle annonce à ses amis et à ses parents qu’à tel jour il y aura mahuri, c’est-à-dire un régal pour tous les hommes qui viendront aider les exploitants dans leur besogne. »

« Sur le territoire de la Guyane hollandaise , continue-t-il plus loin, bien plus riche que celui de la Guyane française, je reconnus une foule de défrichements nouveaux, exécutés en une vaste échelle. Ici, la campagne était peuplée du moins; la culture n’émigrait pas avec les carbets des Indiens. Des planteurs européens, maîtres d’un certain nombre de noirs, exploi¬

taient des portions de terrain plus ou moins considérables.

» Pour conquérir ce sol, il avait fallu combattre à la fois et la végétation et les eaux. Car le littoral de la Guyane hollandaise était, non-seulement boisé, mais encore inondé. Des forêts primitives y grandissaient au sein des marécages. Un système d’écluses simple et facilement praticable devait concourir, avec l’incendie et la hache, au grand travail de la mise en rapport.

La patiente énergie des Hollandais pouvait seule obtenir un tel résultat. Grâce à l’activité des planteurs, les eaux ont été refoulées vers les rivières ou encaissées dans des canaux , egalement utiles comme voies de transport. Ces canaux sont nombreux et bien tenus; ils sillonnent les plantations de telle manière, que les champs forment comme autant d’îles liées entre elles par des ponts ou de magnifiques levées revêtues de gazon. Rien n’est riant comme les quinconces d’arbres fruitiers, ces plants de cannes, de cacao, de café, qui prospèrent au milieu de ces

lagunes. »

Les esclaves qui peuplent la colonie de Surinam sont tous originaires de l’Afrique. Dans l’origine de l’établissement, la société hollandaise des Indes occidentales, West - Indische Maatschappij, possédait seule le droit de les introduire dans la colonie. Cependant, en l’an 1730, l’introduction des nègres fut permise à tout le monde , pourvu que l’on se conformât aux statuts établis à ce sujet par la compagnie. Grâce à cette liberté, on importa, dans l’intervalle qui sépare l’an 1731 de l’an 1738 , treize mille et douze nègres. Depuis 1738 jusqu’en 1745, soixante-trois bâtiments négriers furent équipés pour la traite. De 1746 à 1747, on n’en équipa pas moins de quinze. Cependant, depuis cette époque, l’introduction des esclaves africains commença à diminuer sensiblement. Chaque année vit décroître le nombre de navires qui s’occupaient de ce commerce. Aujourd’hui le trafic si odieux de chair d’homme , qui dans l’origine était un besoin, se trouve complètement aboli, aussi bien par les lois que par l’active surveillance que l’autorité

ne cesse d’exercer.

Toutefois, malgré la sévérité que le gouvernement met en œuvre pour réprimer la traite, et en dépit des lois, il s introduit sans cesse en fraude de nouveaux nègres qui sont dirigés la plupart vers le haut du pays , où le manque de bras les rend en quelque sorte indispensables et où l’on doit en grande partie la prospérité de la culture au travail des esclaves.

Si la culture de la canne à sucre, du cacao, du café, du coton, est fort active, si elle est destinée à devenir plus active encore grâce à l’application intelligente des colons, on n’a pas été sans songer à exploiter les autres richesses que le sol de la colonie doit présenter en grande abondance et qui pourraient fournir de vastes résultats.

Nous avons déjà parlé du parti que l’on tire des bois précieux qui remplissent les forêts de Surinam et dont il se fait un commerce si lucratif. Nous avons parlé aussi de la récolte de la salsepareille. Il restait un autre genre d’exploitation plus large à tenter. Nous voulons dire les mines que cette terre doit offrir

sur plusieurs points , selon l’opinion de quelques hommes scientifiques.

Il se forma, en 1742 , sous la direction de M. Guillaume Hack, une compagnie qui prit à tâche de s’occuper de cette branche d’industrie. Munie d’un privilège du gouvernement, cette société envoya dans la colonie un certain nombre de mineurs, et il lui fut concédé, près de la montagne de Victoria, un terrain d’une circonférence d’environ dix milles. Les fouilles et les sondages commencèrent. Mais , soit que les recherches eussent été mal dirigées , soit que le découragement fût venu trop tôt arrêter le travail , on ne tarda pas à y renoncer. On laissa là tout ce qui avait été fait et on abandonna une tâche qui aurait peut-être, avec un peu plus de persévérance, récompensé largement les peines qu’on s était données jusqu’alors et les dépenses qu’on avait faites. Il est vrai que de pareilles tentatives faites à Essequebo et à Berbice n’offrirent pas de résultats plus favorables.

La compagnie de Guillaume Hack , n’ayant pu réussir à trouver du minerai ou des veines métalliques , renonça alors à son but et tenta un autre moyen d’emploi pour ses capitaux. Elle établit des maisons et des plantations , qui ne répondirent pas au succès qu’on en attendait.

N’ayant pas réussi dans cette voie , la colonie se borne particulièrement à son commerce de denrees , de bois et de coton. Et elle y trouve une mine assez abondante à exploiter , comme son mouvement commercial le prouve , du reste , d une manière si satisfaisante.

On estime que Surinam exporte par année commune :

Cinq à six millions de livres de café;

Deux millions à deux millions et demi de livres de coton;

Vingt-et-un à vingt-deux millions de livres de sucre;

Soixante-dix à soixante-onze mille livres de cacao ;

Quant à l’indigo , l’exportation en est encore trop peu importante pour que nous en parlions ici. La culture de cette plante n’est pas encore suffisamment perfectionnée dans la colonie de Surinam, pour qu’on soit en droit d’en réclamer des résultats que le temps et l’expérience peuvent seuls amener. Toutefois on s y applique beaucoup, et les colons ne négligent rien pour l’introduire dans le cercle de leur industrie. Un des hommes qui s’en occupent le plus activement, est le docteur Hortsman, dont 1 intelligence et l’esprit d’observation, joints à l’étude expérimentale de cette culture difficile, parviendront, nous n’en doutons pas, à enrichir un jour l’établissement d’une source abondante et nouvelle de produits.

Le commerce de la colonie de Surinam envoie annuellement à la mère-patrie cent à cent vingt navires chargés de différents produits qu’elle fournit , et il fait , selon une estimation qui nous paraît basée sur des faits réels , travailler un capital de plus de

dix millions de florins des Pays-Bas.

Au Nikeri seul on charge annuellement vingt à vingt-cinq

navires pour les Pays-Bas et pour l’Angleterre.

Dans les bâtiments du Poids-de-!a-Ville, à Paramaribo, où se

trouvent les bureaux des droits d’entrée et de sortie, on voit également le local de la Banque de Surinam.

L.ette banque , dont le besoin s’était fait sentir depuis si longtemps, fut établie par S. M. le roi Guillaume Ier. Pour relever le courage abattu des colons qui éprouvaient souvent de si grands embarras dans leurs affaires à cause de l’impossibilité des échanges, le roi institua cette banque par arrêté du 1er janvier 1829.

Le capital de cet établissement fut fixé à trois millions de florins, et, d’après ses statuts organiques, elle ne pouvait prêter qu’à des colons qui cultivent le sucre, l’indigo, le coton et le café. Cependant il fut décidé , plus tard , que les cultivateurs ne pourraient plus jouir des avantages du prêt, à moins que leurs plantations n’offrissent une garantie suffisante à l’État. Cette garantie n’avait pas toujours été assez sûre ni assez complète , la valeur des esclaves déterminée par l’arrêté ayant été portée à un taux beaucoup trop élevé , et le terrain ainsi que les constructions n’étant comptés pour rien.

Voici comment cette banque opère.

Elle donne en prêt la valeur des deux tiers de la plantation à l’emprunteur qui s’engage à liquider avec l’établissement au bout de vingt-six ans. Il paie annuellement la somme de huit et demi °/0 de la somme empruntée, c’est-à-dire 5 % d’intérêt et 5 1/2 % qui servent à éteindre le capital. On voit que cette combinaison est telle qu’au bout des vingt-six ans l’emprunteur doit se trouver entièrement libéré.

Au premier coup d’œil on dirait que tout est ici à l’avantage exclusif de l’emprunteur. Mais des hommes , mieux que nous au fait d’opérations financières de cette espèce, affirment que la banque réalise un bénéfice énorme par celte manière de procéder. Ce n’est pas ici le lieu d’examiner jusqua quel point cette assertion est fondée. Nous laissons d’ailleurs volontiers cet examen à des gens plus compétents que nous en celte matière.

Quoi qu’il en soit, cette institution produit le plus grand bien dans la colonie et a singulièrement contribué à relever les affaires de l’état de torpeur dans lequel elles languissaient par la difficulté de trouver des moyens d’échanges.

Avant l’établissement de la banque , on était forcé à Surinam d’avoir recours à du papier-monnaie. Mais dans le change ce papier s’éleva bientôt au prix énorme de 202 °/0. Ainsi dès la première année, il perdait toute sa valeur, bien que, dans le principe de sa création, il fût au pair avec le florin des Pays-Bas.

Il nous a été assuré que Ton s’occupe activement de retirer de la circulation ce qui reste encore de ce papier. Le contrôleur des finances doit avoir fait au gouvernement un rapport à ce sujet , et Ton aurait l’intention d’amortir la valeur du capital que ces papiers représentent, dans l’espace de quinze ans. Nous ne savons si ce projet a reçu son exécution.

Nous ne terminerons pas cet ouvrage sans rappeler ici un souvenir historique qui est presque contemporain et qui se

oo

rattache à la colonie de Surinam et à cette révolution française qui couvrit le monde de tant de ruines de toute nature.

Ce souvenir le voici :

Lors du triomphe du triumvirat directorial en l’an v ( 1797), le général Pichegru fut arrêté dans le sein même du corps législatif et transporté avec plusieurs de ses collègues sur des charrettes à la prison du Temple. Le lendemain, il fut condamné avec cinquante de ses compagnons à être déporté à la Guyane française. 11 fut embarqué à Rochefort et arriva à Cayenne, d’où on le transféra dans les déserts de Smmman. Là, en proie à toutes les privations et à toutes les misères, il vit mourir autour de lui un grand nombre de ses compagnons d’infortune. Sa mort était certaine et il n’avait d’autre perspective que de succomber quelques jours plus tard que les infortunés qu’il avait vus tomber à ses côtés dans cette affreuse solitude et sous ce climat dévorant. Il résolut donc de tout entreprendre pour échapper à ce sort affreux.

Après avoir pesé toutes les combinaisons de fuite et avoir longtemps cherché un moyen si chanceux qu’il fût de se sauver, il parvint à s’échapper de Sinnimari , le 2 juin 1798, avec Ramel, Embry, Barthélemy, La Rue, Dessonville , Williot et Le Tellier, sur une misérable pirogue conduite par le pilote

Rarrick.

Cette frêle embarcation courut les plus grands dangers avant d’avoir pu atteindre le fort d’Orange, à Surinam , où ils arrivèrent tout épuisés, après sept jours de navigation pénible,

c’est-à-dire le 9 juin.

Ils étaient sauvés.

Le 13 du même mois ils se rendirent à Paramaribo. Quatre jours après ils furent vivement réclamés par le commandant de Cayenne sans que l’on fît droit à cette sommation. Le 26 ils quittèrent Surinam et s’embarquèrent sur un bâtiment hollandais , que le capitaine français Jeannet arrêta à lentree de la rivière de Berbice , colonie hollandaise dont le gouverneur les accueillit jusqu’à leur retour en Europe où ils débarquèrent en Angleterre, conduits par un navire anglais.

On regarde généralement l’hospitalité comme une vertu de la pauvreté. Surinam prouva qu’elle est souvent aussi une vertu de la richesse.

Ce sol est, en effet, d’une opulence et d’une fécondité dont il est difficile de se faire une idée. Le lecteur pourra cependant concevoir quelle doit être l’abondance et la variété des plantes , des arbres et des fruits, dans un pays que l’humidité et la chaleur contribuent également à rendre fertile. Selon ce que nous avons été à même de voir par nos propres yeux, la multitude des végétations diverses que l’on rencontre sur les bords des rivières , dans les forêts et dans les savanes , depuis la mer jusque dans le haut du pays , qui est entièrement montagneux et boisé et où le pied des Européens n’a pas encore pénétré, demanderaient des années tout entières d’études au plus laborieux botaniste et occuperaient la vie de plus d’un dessinateur. Et encore ne parlons-nous ici que d’un simple travail de des-

Page 1