‹ Voyage à Terre-Neuve [microforme]Chapitre 23 sur 47 · ITA · texte numérisé non relu

ITA

RES ee er É z Br æ PP re à PRE À, Vein #

RE

me .

96 VOYAGE A TERRE-NEUVE, ct malgré le temps, ils se mirent immédiatement à lui raconter leurs affaires et à prendre ses conseils. L'abbé écouta tout ce qu'on lui disait et prit le temps de répondre. Nos compagnons avaient cependant gagné du pays, et nous eûmes quelque peine à les rejoindre. Mais je comprenais que le prêtre se devait à son monde, et qu'en présence d'un attachement, d'une confiance, d’un besoin d’épanchement qui jamais ne se ralentit ni ne s'endort, il n'ÿ à pas de considération qui puisse légitimer la froideur.

Chez les sauvages, ce sentiment d'affection prend une nuance peut-être plus touchante encore. Les sauvages ont réellement et beaucoup souffert pour la foi catholique. Dans les premiers temps de l’occupation anglaise, alors qu'il ne se trouvait pas de colons irlandais dans le pays, tout ce qui reconnaissait l'autorité spirituelle du saint-siége était français ou ami des Français, par conséquent suspect d'une loyauté fort tiède à Sa Majesté Britannique. Les gouverneurs de l’Acadie, devenue Nouvelle- Écosse, jugèrent utile d'amener les sauvages à la foi protestante, et comme on se flatta d’y parvenir aisément, on mit beaucoup de vivacité à y travailler. On chassa les prêtres, on empècha les familles d’aller à l'église; on prit note des plus zélés et on les mit en prison ; on les désarma ; on leur enleva le peu qu'ils possédaient ; on les fit mourir de faim

‘Pt

dan Hon mel mais devi rage etell infin de la chap toire.

septié duré le sig jour € le sot la sol pour ] dés, he France pelet « rire do Aujo ne les ] prêtres chent 1

soin dt

Page 1