CHAPITRE I
Saint-Pierre. L
L'aspect n’en est ni gai ni attrayant. Si la mer lu
est grise et sombre, la terre qui s'offre aux veux pc
l'est encore plus. Elle est seulement d’une autre n’
nuance, et pour peu que le brouillard l'enveloppe de
ce malgré )ses n’en erait allé aurait vu , imalen- Ss Acores le Banc à la route le beaude seule ingtième roui!lard occupait tait l’île
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comme au moment où Le Gassendi l’aperçut, elle ne présente aux yeux qu’un amas de quelques roches s'élevant à peine au-dessus du niveau des eaux, lécume qui tourbillonne et s'éparpille autour de brisants, et les lignes heurtées, confuses, sans grandeur, de certains points culminants de la configuration de l'ile, le tout paraissant à travers la brume, comme un visage de femme un peu mausside, un peu vulgaire, à travers les plis d’un voile, La place occupée par ces quelques flots presque imperecptibles est si minime dans l'Océan, et la nature du climat est si portée à la dérober aux navigatcurs, qu’il semble facile de passer à côté sans en rien voir. Dans tous les cas, l’approche n’en est pas sans danger, et cette terre presque à fleur d’eau, peu visible les trois quarts de l’année à Cause de la pluie, est entourée de tant d'écueils, que très-souvent, au moment d’y aborder, les navires s'y perdent. Pour conjurer le péril autant qu'il est pos= sible, de demi-heure en demi-heure, lorsque le lemps l'exige, un coup de canon est tiré pour averür les bâtiments au large, et leur faire connaître la proximité de la côte.
Cette fois, une telle précaution n’était pas absolument nécessaire, Bien qu'il ne fit pas très-beau pour tout autre pays, pour ces parages la journée n'était pas mauvaise. La brume présentait çà et là de vastes déchirures à travers lesquelles on aperce-