‹ Voyage an pays des perlesChapitre 10 sur 11 · francs · texte numérisé non relu

francs

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Les.Bolns, ou coureurs et porteurs de palanquins, sont l'honneur et la fidélité incamés ; confiezleur un million ou votre femme, pour se rendre du cap Comorin au Cachmîr, ils referont tuer jusqu'au dernier pour faire respecter l'une et conserver l'autre. Il y a des brebis galeuses partout, et Siagynaga avait été chassé par eux de la caste depuis longtemps.

— A quelle heure a eu lieu le vol? dîs-je au Paléagar.

— Il y a une demi-heure à peine, et le rapport de nos agents constate que le Bohis a pris sa course du côté de Madras.

— Bien! combien pensez-vous qu'il mette de temps pour arriver?

— Siagy-nagti est un des bons coureurs de la colonie ; il mettra de douze à quatorze heures seulement, peut-être moi'us, pour faire les 35 lieues qui séparent Madras de Pondichéry.

— Je vais envoyer une dépêche à mon collègue r Attorney général * .

— Ne craignez -vous pas, Pundit-Saëb, en raison de l'importance du vol, que quelque bas employé du télégraphe-ofifice de Madras n'aille attendre Siagy-naga, afin de le prévenir et de se faire donner une forte récompense ?

(Il est bor de prévaiir le lecteur que les bas employés du télégraphe anglais sont des indigène de toutes castes.)

— Vous avez raison, mais il est difficile d'agir autrement.

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