CHAPITRE TROISIÈME
De Rhar-el-Mclnh ù Bizerte. — El-Alia , jadis Cotuza. — Henchir-el-Klùma» — Lac de Bizerte. — Menzel-Djemîl. — Arrivée à Bizerte. — Description de cette ville, Tanciennc Hippo-Zarytus ou Hippo-Diarrhytus.
A huit heures trente minutes, une fois sortis des magnifiques jardins de Rhar-el-Melah , nous entrons dans un grand bois d'oliviers, que nous mettons cinquante minutes à traverser. Les oliviers sont très-bien cultivés; entre les rangées qu'ils forment, on a semé du blé et de Torge.
Le sentier que nous suivons, d'est en ouest, devient ensuite plus accidenté. A dix heures, nous arrivons à El-Alia.
Ce bourg est situé sur une colline. Il renferme huit cents habitants. J'y observe quelques débris anciens, à savoir : trois ou quatre tronçons de colonnes mutilées, un assez grand nombre de gros blocs rectangulaires encastrés dans des constructions modernes, et cinq ou six citernes plus ou moins ruinées qui paraissent remonter à l'époque romaine.
Shaw ' y a trouvé l'inscription suivante, qui nous apprend que cette localité s'appelait autrefois Cotuza :
REIPVBLICAE SPLENDI
DISSIMAE COTVZAE SACRAE VALERIVS lANVARlVS
Cette inscription a disparu, du moins je l'ai cherchée en vain.
Le plateau sur lequel s'élève El-Alia est lui-même dominé par une colline rocheuse exploitée jadis comme carrière. On y voit les restes d'une construction que les Arabes désignent sous le nom de Tahount-er-Rih (le moulin à vent) . Les habi-
1 Shaw, t. I, p. 208.