‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 139 sur 284 · CHAPITRE VINGT-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-TROISIÈME

dite d'un trait, et disparait au milieu des joncs et des hautes herbes. En général , les serpents ne sont pas rares dans toute la vallée de la Medjerdah; mais, malgré leur grosseur, il faut avouer qu'ils ne sont rien en comparaison du monstrueux reptile qui, au dire des anciens, arrêta quelque temps l'armée entière de Régulus sur les bords du même fleuve.

A quatre heures trente minutes, nous franchissons à gué la Medjerdah. Nos chevaux ont de l'eau jusqu'au poitrail.

A quatre heures trente-sept minutes, j'observe au milieu d'un oued actuellement à sec, et qui est l'un des affluents du fleuve dont nous venons de quitter les rives, les débris d'un pont romain écroulé.

A cinq heures trente minutes, nous faisons halte à l'henchir Bou-Djadi. Cet henchir occupe un plateau qui domine légèrement la plaine. C'était jadis une petite ville, aujourd'hui rasée de fond en comble, et sur l'emplacement de laquelle la charrue passe depuis longtemps. Les seuls vestiges qui en subsistent encore se réduisent à plusieurs pans de murs, à cinq ou six citernes et à quelques tas de gros blocs qui jonchent le sol en divers endroits. J'ai remarqué aussi trois ou quatre fûts de colonnes dans un verger. Le nom antique de cette localité était Ucris, comme le prouve l'inscription suivante recueillie par Falbe ' , et que je n'ai pu retrouver :

INACI AVG

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