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' Falbe, Excursions dans V Afrique septentrionale, append., p. 35.
A l'époque chrétienne, Ucris était la résidence d'un évéque. Il est question, en eflet, d'un episcopus Ucrensîs assistant comme donatiste à la célèbre conférence de Carthag^e tenue l'an 411 de notre ère, et ce dernier mot a été parfaitement écrit, bien que le savant Morcelli' pense qu'il faille le remplacer par celui de Verensis.
A sept heures, nous nous remettons en marche.
A sept heures trente-cinq minutes,, nous atteignons le superbe tronçon d'aqueduc connu sous le nom d'aqueduc de la Manouba , parce qu'il traverse la plaine ainsi appelée. Ce tronçon, qui fait partie du grand aqueduc de Carthage, court du nord' au sud entre deux montagnes. Il se compose d'une suite très-étendue de gigantesques arcades, dont les pieds-droits ont été presque tous dépouillés des belles pierres de taille qui les revêtaient jadis : les unes sont encore debout, les autres, au contraire, sont renversées. Depuis une trentaine d'années principalement, on en a détruit pièce à pièce un assez grand nombre pour en transporter ailleurs les débris, destinés à servir de matériaux de construction.
A huit heures trente minutes, nous laissons à notre droite les villas de la Manouba, où les plus riches habitants de Tunis viennent chaque année goûter pendant l'été les charmes de la campagne, et à neuf heures trente minutes nous rentrons dans la capitale de la Régence, heureux d'avoir terminé sans encombre cette seconde exploration.
^ Morcelli, Africa christiana, t. I,p. 351.