CHAPITRE DEUXIÈME
deux collines dont j'ai parlé, avait sans doute déterminé en ce lieu la fondation d'un petit bourg^.
A dix heures, nous poursuivons noti*e marche; notre direction est celle du sud.
A dix heures quinze minutes , nous côtoyons l'oued Defla , ainsi nommé à cause des lauriers-roses qui bordent ses rives.
A dix heures trente-cinq minutes , tournant vers l'ouest , nous entrons dans la Khang^et-el-Hadjadj. Cette vallée est d'abord assez étroite, ensuite elle s'élargit et forme un bassin oblong environné de montagnes ; la plus haute est le Djebel- Ressas, l'un des massifs les plus élevés de cette partie de la Régence.
Au milieu des épaisses broussailles, des lentisques et des petits pins qui hérissent la khanga, sont éparses les ruines d'un ancien bourg. Un douar s'y est installé près d'un puits antique, à côté duquel un sarcophage romain a été placé comme une sorte d'auge où l'on abreuve les animaux.
A midi, nous nous remettons en route; notre direction est alors celle du sud-est, puis du sud.
A une heure trente minutes , nous rencontrons les vestiges d'un aqueduc romain.
A une heure quarante-cinq minutes , nous nous arrêtons un instant à l'henchir Kelbia. Il est situé dans une région montagneuse, au centre d'un vieux bois d'oliviers. Les ruines que l'on y voit soiit celles d'un château byzantin construit avec des blocs antiques, sur l'un desquels j'ai copié le fragment épigraphique que voici :