CHAPITRE DEUXIÈME
Foguera. J'y observe les traces d'une enceinte en gros blocs qui semble avoir eu une destination militaire , et à côté un ancien mausolée romain de forme carrée, et mesurant quatre mètres soixante-sept centimètres sur chaque face. Les assises inférieures de ce monument sont encore en place et composées de pierres de taille d'un très-bel appareil. On l'a surmonté plus tard d'un second étage, pour le** transformer sans doute en tour d'observation; mais cette construction plus récente est beaucoup plus grossière , et semble musulmane. L'inscription qui doit avoir été placée sur la face principale de ce mausolée n'existe plus. Intérieurement, plusieurs columbaria entourés de moulures élégantes ont été ménagés dans les parois des murs latéraux.
A vingt minutes du Bordj-el-Foguera , vers l'ouest-nordouest, un second poste militaire m'est désigné sous le nom de Kasr-el-Louz; il parait dater des derniers temps de l'époque byzantine: peut-être même est-il musulman.
La nuit nous ayant surpris dans l'examen de ce dernier henchir, nous allons demander l'hospitalité à un douar qui avait dressé ses tentes non loin de là.
16 juillet.
A quatre heures du matin , nous montons à cheval et nous prenons la route directe de SoUman. De retour dans cette ville après quatre heures de marche, je remets au lendemain la continuation de mon voyage, car la chaleur était extrême, et je profite de cette halte nécessaire pour rédiger mes notes des jours précédents.
20i> VOYAGE EN TUNISIE.