CHAPITRE TROISIÈME
De Soliman à Hammam-Korbès. — Henckir Bir-el-Meroua. — Hencbir Tahort-m'ta-Bir-cl-Meroua. — Bridja. — Dooela; découverte dans une maison de ce Yillage d*une inscription qui m'apprend que c'était jadis le municipiiim Gitanam, ou plutôt Mizigitanum. — Ascension du Dj^mI- Rorbès. — Arrivée à Hammam-Rorbès.
17 juillet.
A cinq heures du matin, départ de Soliman. Notre direction est d'abord celle du nord-est. Peu de temps après être sortis de la ville, nous entrons dans un bois planté de magpdifiques oliviers.
A cinq heures trente minutes, nous passons à côté d'un gros pan de mur, reste d'un bordj probablement byzantin , et connu sous le nom de bordj Sidi-Messaoud , à cause d'un marabout ainsi appelé qui l'avoisine.
A six heures, nous sortons du bois d'oliviers, et nous cheminons dans une plaine en partie seulement cultivée.
A six heures quinze minutes, nous franchissons à gué l'oued Bezirkh ; de superbes lauriers-roses bordent ses rives. Pendant l'hiver, la plaine qu'il arrose doit être marécageuse. Celle-ci recèle dans les broussailles et les hautes herbes qui en couvrent les trois quarts de nombreux sangliers.
A sept heures cinquante minutes, nous parvenons à l'henchir Bir-el-Meroua , village antique renversé de fond en comble, où l'on voit aussi les débris de quelques constructions plus modernes. /
A huit heures quinze minutes , à l'ouest de l'henchir précédent, nous en rencontrons un autre appelé Tahort-m'ta- Bir-el-Meroua. II occupe les pentes et le sommet d'une colline. J'y remarque cinq citernes antiques et les vestiges de plusieurs constructions, les unes en blocage, les autres en pierres de taille.