CHAPITRE QUATRIÈME
Douela surtout, est très-rude. Aussi sommes-nous obligés de mettre pied à terre et de soutenir nos chevaux par la bride , le sentier que nous gravissons étant à chaque instant obstrué par des blocs de rocher, et en certains endroits déchiré par des ravins. Parvenus, non sans de laborieux efForts, au sommet de la montagne, nous embrassons de là d'un même coup d'œil la plus grande partie de l'immense golfe de Tunis. La descente du Djebel-Korbès n'est pas moins pénible que la montée , et elle serait même à peu près inàpraticable avec des chevaux qui n'auraient pas le pied aussi sûr que le cheval arabe.
A six heures trente minutes enfin , nous atteignons le village de Hanmiam-Korbès , où nous cherchons un gite pour la nuit.