‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 156 sur 284 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

Départ de Htimmam-Korbès. — Ruines de Meraïssa. — Hencliir-el-Bey. — Henchir Rraïb. — Henchir-eUMornakia. — Oued Zarzour. — Henchir Sidi-Aly-el-Meregni. — Henchir-el-Haïrech. — Henchir Bir-Djedi. — Arrivée à Sidi-Daoud-en-Noubi.

A quatre heures de raprès-midi , nous quittons Hammam- Korbès , et longeant , dans la direction du sud , par un sentier étroit et difficile, mais beaucoup moins pénible toutefois que le précédent, les pentes abruptes du Djebel-Korbès, nous atteignons à six heures du soir le marabout Sidi-Aly- Reiss, petite coupole qui s'élève solitaire sur une colline au pied méridional de la montagne. A l'entour de ce sanctuaire, on remarque quelques tombes musulmanes et plusieurs débris antiques. De là jusqu'à la mer, l'espace de plus d'un mille de longueur, gisent les ruines d'une ancienne ville entièrement détruite et abandonnée; elle est connue parmi les indigènes sous la dénomination de MeraYssa (le petit port). Les vestiges de cette petite cité maritime disparaissent tous les jours de plus en plus, les blocs les plus considérables qui y jonchent le sol étant incessamment transportés par mer à la Goulette, et de là à Tunis. L'emplacement qu'elle occupait est aujourd'hui tout parsemé de fosses qui ont été pratiquées dans le but d'extraire des maisons et des édifices renversés jusqu'aux pierres des assises inférieures et des fondations. Néanmoins , les restes de plusieurs constructions importantes sont encore reconnaissables ; je citerai surtout :

V Les débris d'un aqueduc; on en suit encore les traces l'espace de trois cents mètres.

2® Une grande citerne divisée en plusieurs compartiments; elle est assez bien conservée. C'est là qu'aboutissait, comme à un réservoir central , l'aqueduc dont je viens de parler.

3^ Un amphithéâtre. Creusé dans les flancs d'une colline,

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