‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 167 sur 284 · DEFENSOR · texte numérisé non relu

DEFENSOR

ANNO DCLXXXXV

Ailleurs, sur une pierre tumulaire brisée, encastrée à plat dans le sol comme une dalle, je déchiffre l'inscription mutilée que voici :

(Estampage,)

IN PACE BIXIT

REQ

L'intérieur de la citadelle est rempli de décombres. Vers le centre du vaste espace qu'elle circonscrit et au milieu d'un fourré épais de figuiers, de cactus et de broussailles, surgissent les ruines d'un château antique, de forme rectangulaire, flanqué jadis à chacun des quatre angles d'une tour carrée, et construit avec de magnifiques pierres de taille. Les murs d'enceinte en sont aujourd'hui écroulés ou démolis, à l'exception des assises inférieures. L'une des tours est encore presque intacte et donne une idée suffisante de celles qui n'existent plus. La cour que délimite cette enceinte mesure trente-cinq pas de long sur vingt de large. Pavée avec de larges dalles, elle recouvre de belles et profondes citernes, divisées en plusieurs compartiments et soutenues par des piliers. Elles sont remplies d'eau; mais cette eau n'est pas potable, polluée qu'elle est par de nombreuses chauvessouris qui ont élu domicile dans ces antiques réservoirs abandonnés.

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