CHAPITRE DIXIÈME
Henchir Rherba. — "Ras Lanachir. — Hcnchir Tarfa. — Retour à Kelibia. — Faxitazia ù l'occasion d'une noce arabe; elle se termine par la mort du fiancé.
23 juillet.
J'étais venu d'El-Haouria à Kelibia sans longer immédiatement la côte, dans l'ignorance où j'étais des ruines qui la bordent en certains points. M. Conversano fils m'en ayant révélé l'existence et s'étant offert de m'y conduire, j'avais accepté cette proposition avec reconnaissance.
A cinq heures trente minutes du matin, nous nous mettons donc en marche pour explorer ces divers henchirs. Notre direction est d'abord celle du nord, puis du nord-ouest.
A six heures, nous jetons en passant un coup d'oeil sur l'henchir Ouezdrah ; il consiste en quelques débris d'époque romaine qui couvrent un monticule.
Nous laissons h notre droite le promontoire dit Rasel-Melah et le marais salé qui lui a fait donner ce nom. Près de ce marais est un petit village appelé Hammam-er- Rezas.
A notre gauche s'élève le Djebel-Ouezdrah.
A six heures vingt-cinq minutes, nous passons non loin d'un autre village qu'on me désigne sous le nom d'Hammam- Djebli.
A six heures quarante-cinq minutes, nous franchissons l'Oued-el-Hasi ; il est à sec; sur l'une de ses berges est un puits antique.
A sept heures, nous atteignons l'henchir Kherba. Il occupe le long du rivage une étendue de cinq à six cents mètres. J'y remarque plusieurs tombeaux antiques aux trois quarts ensevelis sous le sable ou sous des broussailles.
A huit heures, près du ras Lanachir, j'observe des traces