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de me remettre en route dès le lendemain , et, dans wie quatrième et dernière exploration, de pousser mes recherches jusqu'au cœur même du Beylik, en pénétrant dans la ville de Kairouan , cette cité sainte des Tunisiens, dont un amar spécial du bey devait m'ouvrir les portes, fermées d'ordinaire aux chrétiens. Chemin faisant, j'avais l'intention d'étudier d'une manière plus particulière la région montagneuse du Zaghouan et du Djougar, et de ne laisser aucune ruine le long de ma route sans l'examiner avec soin.
3 août.
A trois heures trente minutes de l'après-midi, sortis de Tunis par la porte dite Bab-el-Dzirah , nous côtoyons bientôt, à notre droite, la vaste sebkha connue sous le nom de Sebkha-es-Sedjoumi. Elle s'étend au sud-ouest de la ville, dans une longueur d'au moins huit kilomètres et dans une largeur qui varie entre quatre et cinq. Dès le commencement d'avril, ses eaux commencent à se retirer; au mois de juin, elle est aux trois quarts desséchée; seulement le bassin peu profond qu'elle forme est recouvert alors çà et là d'une efflorescence saline.
A quatre heures, nous nous engageons dans le lit poudreux de cette sebkha, où nous continuons à marcher jusqu'à quatre heures cinquante minutes.
A notre gauche, vers l 'est-sud-est, s'élèvent, à une distance que rapproche singulièrement l'extrême transparence de l'atmosphère, le Djebel-bou-Koùrneïn et le Djebel-Ressas ; devant nous, vers le sud, se dresse dans un lointain plus considérable la masse imposante du Djebel-Zaghouan.
A cinq heures trente minutes , nous arrivons à la Mohammédia , et nous mettons pied à terre près d'un fondouk où nous devons passer la nuit.
La Mohammédia était naguère encore une petite ville, quand le bey Aiimed habitait le palais qu'il y avait fait con-