CHAPITRE PREMIER
En creusant les fondations d'une des ailes du palais, on avait découvert également, en 1850, les deux dalles tumulaires qui se voient maintenant sous l'une des g^aleries du couvent des Capucins à Tunis, et qui ont été données alors par le khasnadar à la paroisse catholique.
Voici les inscriptions dont ces dalles sont revêtues :
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{Estampage.)
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{Estampage.)
Ces deux inscriptions ont déjà été copiées plusieurs fois , car elles sautent en quelque sorte aux yeux de tous les voyageurs qui viennent à Tunis; mais comme les copies qu'on en a publiées n'ont pas été toujours prises avec assez de soin , j'ai essayé de reproduire ici plus fidèlement ces deux
épitaphes intëressantes, en les faisant graver d'après les estampages que j'ai rapportés.
La première contient, comme on le voit, sm* la même plaque de marbre, les noms de trois évéques, dont deux, ceux de Rusticus et d'Exitiosus, ont été ajoutés successivement à celui de Romanus. L'inscription, telle que nous l'avons, ne désigne pas le siège épiscopal sur lequel ils étaient assis.
A sept heures , nous nous mettons en marche pour le pont de l'oued Melian. De distance en distance, tous les quarantecinq mètres environ , nous rencontrons un regard destiné jadis à introduire l'air et la lumière , et aussi à permettre de descendre, en cas de besoin, dans le canal souterrain de l'aqueduc. Ces regards, pratiqués en forme de puits, sont plus ou moins profonds , suivant que le canal , à cause des accidents du sol qu'il traverse, l'est lui-même plus ou moins, tout en gardant constamment le même niveau. De nombreux ouvriers sont occupés à désobstruer, à nettoyer et à réparer ces différents puits, dont les uns sont encore intacts, les autres, au contraire, sont aux trois quarts comblés ou détruits; puis ils rejettent par ces ouvertures une fois rétablies, tout ce qui encombre le canal. Quand on aura, au moyen de ces regards, curé, puis restauré toute la ligne de l'aqueduc dans sa partie souterraine, on en supprimera la moitié conune inutiles et trop rapprochés les uns des autres, et l'on se contentera d'entretenir avec soin ceux que l'on aura conservés.
Avant d'atteindre l'oued Melian , le sol baissant progressivement, nous voyons reparaître, d'abord à fleur de terre, et ensuite porté sur des arcades de plus en phis élevées, le canal du même aqueduc. Les plus hautes peuvent avoir vingt-cinq mètres d'élévation, y compris le canal qui les surmonte. Les unes sont encore debout, les autres, mais en petit nombre, sont renversées; elles sont toutes dépouillées, de même que celles qui traversent la vallée de la Manouba,