‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 229 sur 284 · CHAPITRE NEUVIÈME. ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME. ai

bres résultant d'un amas de maisons renversées les unes sur les autres et qui paraissent avoir été grossièrement bâties avec de menus matériaux.

Un peu au delà, sur une colline qui domine légèrement la plaine, s'étendent les débris d'une assez vaste construction qui date probablement des premiers temps de l'islamisme et qui ressemble à un caravansérail ; les Arabes l'appellent El- Kasr (le château).

En résumé, les restes d'El-Menzel sont pour la plupart postérieurs non-seulement a l'époque romaine, mais encore à l'époque byzantine. Néanmoins, ce bourg, d'origine musulmane selon toute apparence, a pu succéder à une petite ville antique, et j'incline à y placer l'Ulizibbirra (Ov>aÇfi6tppa) de Ptolémée, l'Ulisippira de la Table de Peutinger, qui est marquée dans cette Table à VIII milles au sud d'Aggersel. Si l'on fixe Aggersel à l'henchir Takrouna, on arrive assez naturellement à l'henchir El-Menzel pour Ulisippira.

A onze heures quinze minutes, nous quittons ces ruines et nous nous dirigeons vers Herglah, à l'est-sud-est. Nous traversons d'abord un plateau pierreux, puis nous franchissons ime vaste sebkha, qui en hiver se remplit d'eau et que les grandes chaleurs de l'été dessèchent d'ordinaire presque complètement. On l'appelle El-Djeriba.

A trois heures de l'après-midi, nous mettons pied à terre à Herglah. J'ai déjà parlé de cette petite ville, l'ancienne Horrea-Gaelia. Nous nous y arrêtons pour la nuit.

13 août.

A quatre heures du matin, nous sommes en route pour Sousa , que nous atteignons au bout de quatre heures quarante-cinq minutes de marche, après avoir examiné de nouveau, chemin faisant, les quelques ruines, d'ailleurs fort peu importantes, que nous avions une première fois visitées, sept mois auparavant.

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