CHAPITRE ONZIÈME
une bienveillante hospitalité; mais, en même temps, il me recommanda, à plusieurs reprises, de ne jamais sortir seul. Les trois jours que je demeurai dans la ville, il voulut luimême, malgré son g^nd âge, m'accompagner partout avec plusieurs scheiks. « Qui sait, me disait-il, ce qui autrement pourrait survenir? » Effectivement, la présence même du gouverneur ne me mit pas toujours à Tabri de toute insulte, et dans une caserne , où un grossier soldat avait outragé dans ma personne mon titre de chrétien, je dus me plaindre énergiquement pour obtenir la réparation qui m'était due.