‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 241 sur 284 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

antiques, n*a plus gardé que son nom et ses souvenirs : tous ses monuments ont été de nouveau comme arrachés du sol , et Kaîrouan s'est enrichi encore une fois de ses dépouilles.

Cette dernière ville a-t-elle elle-même succédé à une cité antique? Il est probable que non; car nous savons par le passage que j'ai cité de l'historien arabe Novaïri, qu'à l'époque où Okbah entreprit d'en jeter les fondements , il ne trouva dans l'endroit qu'il avait choisi qu'un fourré impénétrable , refuge des animaux féroces , et cet historien ne fait nullement mention de ruines comme existant au miheu de cette forêt. Les blocs, les colonnes et les fragments antiques de toute nature que l'on rencontré presque à chaque pas dans les constructions modernes de Kaïrouan proviennent donc d'ailleturs, soit de Sabra, soit d'autres localités plus éloignées. La seule inscription latine que j'aie aperçue se réduit aux caractères suivants, gravés sur un bloc mutilé encastré dans le mur extérieur d'une maison.

ALVI

M. Pellissier avait copié deux autres fragments épigraphiques plus importants, sur deux pierres de la grande mosquée. Je ne les ai pas retrouvés; il est vrai qu'il m'a été impossible d'étudier avec soin l'extérieur de ce monument, et qu'on m'a seulement permis, d'y jeter de loin un coup d'œil très- rapide. M. Pellissier a pu, comme consul de France et dans des circonstances plus favorables , se livrer à un examen plus attentif de cette mosquée célèbre , dont on voulait même m'interdire complètement l'approche.

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