CHAPITRE SEIZIÈME
l'un des quatre points cardinaux, avait-elle aussi un mur d'enceinte? Je l'ignore; dans tous les cas, il n'en subsiste aucune trace. Il en est de même de son histoire, qui reste ensevelie dans la nuit du passé. Son nom seul a survécu sur l'un de ses édifices , nom qui n'est cité nulle part et que la Notice même des sièges épiscopaux de l'Afrique ne donne pas.
A cinq heures du soir, nous remontons à cheval pour gagner à l'ouest la vallée de l'Oued-el-Kebir.
A cinq heures quatre minutes , nous apercevons à droite de la route que nous suivons les débris d'un monument construit en belles pierres de taille et qui me parait avoir été un ancien mausolée. Il était recouvert d'une voûte en blocage, qui s'est écroulée.
A cinq heures quinze minutes, nous laissons à notre gauche un second mausolée. Il est aux trois quarts détruit, et les blocs dont il était composé sont entassés péle-méle au milieu d'épaisses broussailles.
Nous continuons à cheminer jusqu'à six heures quinze minutes sur les flancs d'une montagne couverte de jeunes pins, de genévriers et de lentisques.
A six heures trente minutes, nous rencontrons dans un vallon qui avoisine la grande vallée de l'Oued-el-Kebir un douar d'une trentaine de tentes, où nous faisons halte pour la nuit.