CHAPITRE MX-SEPTIÈME
M. Tissot, qu'elle aurait été soit rebâtie, soit seulement agrandie sous l'empereur Commode, par l'envoi de nouveaux colons.
Il est question dans Pline ' de la colonia Tuburbis, qii'il cite a côté de celle d'Uthina, dont elle n'était eflFectivement pas très-éloignée.
PtoJémée fait mention d'une ville appelée Thuburbo (©ovSoupëcJ)) qui, par suite de son rapprochement avec Mediccara, paraît être Thuburbo-Majus.
Dans l'Itinéraire d'Antonin, une route est indiquée comme se rendant de Tuburbo à Tacape, en passant par Vallis. Mais il s'agit ici évidemment de Thuburbo-Minus , et non de Thuburbo-Majus, attendu que la distance qui, d'après cet Itinéraire, séparait Thuburbo de Vallis, était de XVIII milles. Or, cette distance est très-exacte , si l'on part de Tebourba (l'ancienne Thuburbo-Minus) pour se diriger vers Sidi-Medien (jadis colonia Vallis); mais elle est trop faible de quatre ou cinq milles, si le point de départ, au lieu d'être Tebourba, devient l'Henchir-el-Kasbah (ou Thuburbo-Majus).
Quant à la Table de Peutinger, elle signale très-nettement les deux villes de Tuburbo-Majus et de Thuburbi-Minus.
Au nombre des évéques de la province Proconsulaire *, nous connaissons à la fois un episcopits Tubiirbùanorum" Majorum et un episcopus Tuburbitanoriim-Mmorum,
Victor de Vite'*, dans son Histoire de la persécution des Vandales, célèbre le courage d'un glorieux martyr nommé Servus ( Tuburbitanae civitatis Majoris generosus et nobilis vir) qui, après avoir été déjà soumis à de cruelles tortures sous le règne de Genseric, en subit de plus affreuses encore dans la ville qui nous occupe en ce moment, sous celui de Huneric.
i Plin., V, 4.
i Plin., V, 4.
2 Morcellî, t. I, p. 332 et 333.
3 Victor Vît., Uist. persecut, VandaL, I. V, c. ii.
En terminant ce chapitre, je ferai observer que la véritable orthographe du nom des deux Thuburbo, distinguées seulemeift Tune de l'autre par les épithètes de Majus et de Minus, est celle-là même que je donne, comme le prouve Tinscription découverte par M. Tissot.