‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 270 sur 284 · CHAPITRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈME

Description de l'hencliir Mecherka , jadis rounicipium Gîuf. — Henchir Mankoub. — Halte à la Mohammédia. — Retour à Tunis; fin de ma quatrième et dernière exploration.

29 août.

A quatre heures trente minutes du matin , nous quittons le fondouk de THenchir-el-Kasbah pour gagner Thenchir Mecherka. Notre direction est celle du nord.

A sept heures trente minutes , nous atteig[nons les ruines de cet ancien municipe. Elles environnent un puits antique dont l'eau est très-abondante , ce qui a pu déterminer en ce lieu la fondation d'une petite ville. Celle-ci couvrait un emplacement, aujourd'hui désert et hérissé de broussailles, qui a deux kilomètres et demi de pourtour. Renversée de fond en comble, elle n'offre plus aux reg[ards que des amas de menus matériaux ou de gros blocs confusément épars sur le sol.

Sur le point culminant du site où elle s'élevait, on distingue néanmoins les vestiges d'une enceinte longue de trente -huit pas et large de vingt -sept. Cette enceinte, construite à la hâte avec des blocs mal équarris, paraît avoir été un poste militaire datant de la fin de l'époque byzantine.

Plusieurs inscriptions disséminées çà et là attirent mon attention. La suivante, déjà copiée par Peyssonnel et par Shaw, est gravée sur la face antérieure d'un beau piédestal

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