‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 33 sur 284 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

il y arrive plus de mille chameaux et d'autres bétes de som^ne destines à transporter ailleurs des approvisionnements de gprains; mais cela n*a aucune influence sur le prix des vivres, tant ils sont abondants. »

Aujourd'hui Béja est bien déchue d'une pareille richesse. Sa population dépasse à peine quatre mille habitants. Néanmoins, ses environs sont si fertiles, principalement en céréales, qu'elle est toujours demeurée l'un des plus importants marchés, pour le commerce des {jrains, de toute la contrée que les Arabes désignent par l'expression générique de Frikia ou Ifrikia, c'est-à-dire d'Afirique proprement dite, expression dans laquelle ils comprennent la plus grande partie du nord de la Tunisie , et notamment tout le bassin de la Medjerdah. Remarquons, en passant, que cette dénomination est un souvenir de la provincia Africa des Romains.

Page 1