CHAPITRE VINGTIÈME
De O.iltès à l'île «le Ojerlia. — Zer.it. — Hencliir Kl-Medcïna. — llenrliir lloumia. — Tarf-ol-Pjorf. — Passape «lu détroit. — Arrivée «lan<* l'ile de Pjeil»n.
8 mars.
La route qui do Gabès conduit à Tarf-e!-Djorf, point où l'on franchit le détroit pour se rendre du continent dans l'ile de Djcrlm, étant souvent infestée par des bandes d'Arabes vagabonds, le khalife voulut joindre à ma petite escorte habituelle six cavaliers supplémentaires. Nous nous mettons tous en marche à sept heures quarante minutes du matin.
A huit heures, nous rencontrons un petit village appelé Torrége. J'y remarque quelques gros blocs antiques; il est environné d'un bois de palmiers.
A huit heures dix minutes, nous passons devant un second village du nom de Menara.
A huit heures trente minutes, nous laissons derrière nous Teboulba, autre village entouré également d'une ceinture de palmiers.
» A neuf heures, nous franchissons l'oued Serrak, qu'on
prononce plus ordinairement Oued-Serrag (l'oued des voleurs). Son lit est assez large; il renferme un peu d'eau.
A dix heures, nous traversons l'Oued -el-Achana. Il est, dit-on, fréquenté par des sangliers qui se cachent au milieu des roseaux, des palmiers nains et des lauriers-roses dont son lit est rempli.
A dix heures quinze minutes, nous apercevons à notre droite, dans la plaine, le bourg de Zerigue-el-Barrania.
A dix heures vingt minutes, une petite colline oblongue s'étend transversalement devant nous; les Arabes l'appellent Koudiet-en-Noss (colline du milieu), parce qu'ils prétendent qu'elle est située à égale distance entre Tunis et Tripoli.