‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 124 sur 268 · CHAPITRE VINGT ET UNIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT ET UNIÈME

vaient de ports. Près de Bordj-el-Kantara , où s'élève actuellement un fortin défendu par une dizaine de pièces de canon, un pont ou plutôt une chaussée, dont on distingue encore la trace assez loin dans les flots, rejoignait l'île au continent. Au milieu du détroit est un îlot sur lequel on a construit un second fortin appelé Bordj-el-Bab, parce qu'il semble la porte ou, si l'on veut, la clef de ce passage, qui a six kilomètres de large. Un peu plus à l'ouest, sur un autre ilot, un troisième fortin porte le nom de Bordj-Tarik-el-Djemal (le fort du chemin des chameaux), parce qu'au moment des basses eaux , les chameaux peuvent passer de l'île sur le continent , ou réciproquement , en suivant la ligne indiquée par ces deux îlots et par les fortins qui les couronnent.

De Bordj-el-Kantara nous nous dirigeons vers le port de Rhir, où nous devons nous embarquer pour Zarziss. Au bout de deux heures de marche, en côtoyant le bord de la mer vers le nord -nord-est, nous atteignons Bordj-Rhir, fortin armé de quelques pièces de canon, qui défend le port du même nom. Le reïs-el-mersa , c'est-à-dire le capitaine du port, se trouve sur le rivage, présidant au chargement de plusieurs bateaux. Il nous engage, à cause du mauvais état de la mer, à remettre au lendemain notre embarquement, et pour la nuit il nous offre avec beaucoup d'obligeance l'hospitalité dans sa maison. Elle est située à deux kilomètres de là, dans l'intérieur des terres, au milieu de belles plantations de palmiers, d'oliviers et de grenadiers.

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