CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME
Embarquement à lthîr. — Arrivée à Zarziss, l'ancienne Gergis. — Razzia arabe. — Excursion au* ruine* de Medinct-Ziau , peut-être celles de Ponte-Zita munù-ipium. — H et ou r à Rhir.
15 mars.
A sept heures du matin, nous sommes à Rhir, et nous montons immédiatement à bord de la felouque qui doit nous transporter ù Zarziss. Contrariés pendant deux heures par le vent , nous nous approchons néanmoins peu à peu de Bordj- Kastil, fortin situé à l'extrémité d'une presqu'ile et qui défend l'entrée du détroit vers le nord-est.
A onze heures, une brise favorable se lève, et vers midi nous passons à pleines voiles à une faible distance de Ras- Marmor, promontoire du continent africain.
A deux heures, nous débarquons à Zarziss.
Le port renferme si peu d'eau, que notre felouque ne pouvant approcher de la terre , nous sommes contraints de nous y faire porter sur le dos des matelots.
Zarziss est un petit bourg de quatre cents habitants environ, éloigné d'un demi-mille du rivage. En y arrivant, j'ai le plaisir de serrer la main d'un Européen, de M. Columbani, Sarde d'origine, ayent sanitaire de cette place. Il vit là isolé depuis plusieurs années avec ses deux fils. Nous faisons ensemble le tour de Zarziss, où je ne remarque aucune ruine antique. Néanmoins ce bourg, et par l'analogie de son nom et par lu position qu'il occupe, parait être l'ancienne Gcrgis dont il est question dans le Stadiasmus maris, et qui nous est signalée comme ayant une tour (Hpyt; nipyoç).
Aujourd'hui encore un petit fort carré, entouré d'un fossé, s'élève en cet endroit. Je l'ai trouvé armé d'une quinzaine de canons et gardé par douze soldats.
Au moment où je rentrais le soir dans la maison que le