‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 128 sur 268 · CHAPITRE VINGT-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-TROISIÈME

17 mars.

A cinq heures du matin, nous levons l'ancre. Le vent nous est d'abord très-favorable et nous voguons avec rapidité; niais à sept heures il tourne au nord-ouest, et nous sommes contraints de faire de continuelles bordées.

A neuf heures, nous dépassons la pointe Ras-Marmor et nous commençons à traverser le détroit; la mer y est fort agitée, et plus d'une fois les varies nous couvrent de leur écume et débordent dans notre petite felouque, cpi 'elles secouent affreusement. A l'horizon nous apparaissent les palmiers de File, dont la téte verdoyante semble se perdre dans l'azur du ciel; de distance en distance aussi blanchissent les coupoles des nombreuses mosquées qui la parsèment.

A dix heures trente minutes , nous laissons à notre gauche le Bordj-Kastil ; à midi enfin , nous saluons avec joie le Bordj- Rhir, près duquel nous débarquons.

A une heure, nous sommes à cheval et nous nous dirigeons à l'ouest-snd-ouest , vers Houmt-Ajim.

Page 1