‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 139 sur 268 · CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME

A neuf heures quarante -cinq minutes, l'henchir Toual m'offre, sur une colline, les vestiges d'un poste militaire identique aux précédents.

Nous longeons ensuite le Djebel -Tehagua.

A onze heures quinze minutes, nous franchissons l'oued Foum-el-Faou , et à midi, l'oued Faou-Mechgoug.

A une heure, l'Oued-el-Melah nous présente dans son lit desséché une blanche surface de sel cristallisé.

A une heure quarante-cinq minutes, accablés de chaleur et de soif, nous faisons halte près d'une source appelée Aïn- Oum-el-Hanach (la source mère des serpents). Autour de cette source croissent des roseaux gigantesques et s'élève un gros bouquet de palmiers. L'eau en est un peu marécageuse; néanmoins nous la savourons avec délices, et nos chevaux, impatients de s'y abreuver, se précipitent avec une sorte de fureur dans le bassin où elle se rassemble.

Une colline commande l'Ain. On y remarque les débris d'un château aux trois quarts démoli et appelé Kasr-Aïn- Oum-el-Hunach.

A deux heures quinze minutes, nous nous remettons en marche. Nous avions, depuis la veille, traversé la plus grande partie du territoire où campe d'ordinaire la tribu des Beni- Zid ; mais l'excessive sécheresse de cette année a forcé d'émigrer ailleurs, pour y chercher des pâturages plus abondants, la plupart des douars de cette tribu. Nous allons maintenant entrer dans le pays de Nefzaoua.

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