‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 140 sur 268 · CHAPITRE VINGT-SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SIXIÈME

Dcxrri|itioii tics principale* oasis «lu Bclatl-.Wfz.iou.i. — Razma. — Krbilli.

— Mansourali. — Ti'lininc, jatlis pcul-élre Turris-Tamalleni. — Gitelah.

— Mcncliia. — Oniii-c.s-Seiiiali. — Dcbalicha. — Traversée de la xbkha I-'araoun , le lac Trilon tics anciens.

27 mars.

Le Belad-Nefzaoua est une sorte d'archipel d'une quarantaine d'oasis plus ou moins considérables, disséminées au milieu d'une mer de sable et séparées du Uelad-el-Djcrid par l'immense sebkha Faraoun, le fameux lac Triton des Grecs et des Itomains.

Je vais décrire toutes celles que j'ai rencontrées sur ma route.

Après nous être arrachés à regret aux ombrages des hauts palmiers qui croissent autour de l'Aïn-Oum-el-Haiiach , nous cheminons péniblement sur un terrain onduleux et couvert d'un sable très-profond.

A trois heures, nous nous arrêtons un instant dans un villuge nommé ttazma. Ce village, comme la plupart de ceux du Nefzaoua, est enfermé dans une muraille environnée elle-même d'un fossé. Le mur d'enceinte est grossièrement bâti avec des pierres brutes ou à peine taillées. Le ciment qui les unit consiste uniquement en terre battue. De distance en distance, des troncs de palmiers sont engagés dans la construction , pour la soutenir. L'intérieur du hameau est percé de rues très-étroites. Au bas de la colline sur laquelle il est situé est un grand bassin circulaire qu'entourent de superbes palmiers qui croissent par touffes de sept ou huit arbres à la fois jaillissant d'un même pied, comme autant de fûts de colonnes d'une même base. L'eau qui remplit ce bassin, bien qu'elle serve à l'alimentation des habitants, est rendue toute verdùtre par la présence d'une grande quantité

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